NO COMMENTS

Scandale du système belge? Un député MR représente près de 4 fois moins d’électeurs qu’un député PTB! (vidéo)

Voici l’édito de Vincent Peiffer, du magazine Moustique, qui est revenu ce mercredi sur les bizarreries de notre système électoral dans La Langue Bien Pendue sur Bel RTL. « On en découvre tous les jours… »

04 Juin 2014 08

Dix jours après les élections, on en apprend encore de bien bonnes sur notre folklore électoral. Nous avons déjà un système à la proportionnelle qui oblige à faire des coalitions parfois étonnantes… Soit. Nous avons aussi l’apparentement, qui nous a valu 4 ans de Laurent Louis au Parlement… Soit. Nous avons encore eu le superbe bug électoral du vote électronique… Soit. Et puis hier, Pascal Delwit sortait sa calculette pour nous montrer à quel point les grands partis sont avantagés par rapport aux petits partis. Ce n’est pas nouveau, mais à ce point-là, c’est étonnant. Selon le politologue de l’ULB, dimanche dernier, le siège d’un député fédéral du PTB valait –tenez-vous bien– quasiment 4 fois plus de voix que celui d’un élu MR. Et en Flandre, le siège d’un député écologiste de Groen valait en moyenne 18.000 voix de plus que celui d’un élu N-VA!

Ce n’est pas possible! Eh bien si! Pour en arriver là, Pascal Delwit a fait un calcul tout bête: pour chaque parti, il a divisé le nombre de voix par le nombre de sièges obtenus. Ça s’appelle un ratio. Et à ce petit jeu, le MR est le grand gagnant, alors que le PTB est le grand perdant. Avec ses 650.000 voix, le MR a envoyé 20 députés au Parlement fédéral. Alors qu’avec leurs 251.000 voix, le PTB et le PVDA flamand n’ont obtenu que 2 sièges: 10 fois moins! Un député PTB représente 125.645 voix, alors qu’un élu MR ne « vaut  » que 32.515 voix. 3,86 fois moins exactement…

C’est là que vous vous dites: il y a un stûût, le vote électronique a tout foiré! Non, il y a trois explications. D’abord, le seuil électoral: il faut obtenir 5% des voix par circonscription pour entrer en compte dans la répartition des sièges. Or, un parti qui est en-dessous de ce seuil dans une ou plusieurs circonscriptions y « perd » toutes ses voix. Ensuite il y a la « clé D’Hondt « : un mystérieux diviseur de voix qui avantage toujours  le premier parti de la circonscription. Enfin, il y a le seuil d’éligibilité. Dans des régions peu peuplées comme au Luxembourg, peu de sièges sont à distribuer. Même s’ils dépassent le seuil électoral de 5%, les petits partis n’obtiennent pas suffisamment de voix pour décrocher un siège. Et là aussi, les voix sont perdues… Résultat: les sièges du PTB ou du PP sont en moyenne beaucoup plus « chers  » en voix que ceux du MR ou du PS.

Vous avez compris? Non? Ce n’est pas grave… Parce qu’il n’y a que deux choses à retenir. D’abord, notre système électoral est quand même très compliqué et très bizarre. Et puis surtout, moi je l’dis : « C’est todi les p’tits qu’on spotche  » !

 

15 réflexions au sujet de « NO COMMENTS »

  1. COMMENTAIRES

    M. Friart, bourgmestre, a été élu député.
    Pourra-t-il cumuler cad être à la fois bourgmestre et député?

    La Presse cite les noms de politiques pouvant cumuler mais son nom n’apparaît pas?
    Qu’en est-il?
    Merci
    pp

    i

  2. Selon le journal le Soir

    Les dix-sept députés qui cumuleront

    PS(8) P. Magnette bourgmestre de Charleroi)
    P. Furlan  » Thuin
    R. Demotte  » Tournai
    N Martin  » ff Mons
    C. Collignon échevin de Huy
    JCLuperto bourgmestre de Sambreville
    PY Dermagne échevin à Rochefort
    C Poulin bourgmestre de Walcourt

    MR(6) PY Jeholet bourgmestre de Herve
    JL Crucke  » Frasnes lez Anvaing
    J Galant  » Tubize
    H Jamar  » Hannut
    W Borsus  » Somme-Leuze
    F Belot  » Rochefort

    cdH (3) M. Prevot bourgmestre de Namur
    J; Arens  » Attert
    D; Fourny  » Neufchâteau

    NB Sauf revirement de dernière minute , ce sont des députés wallons autorisés à cumuler avec un mandat exécutif local en raison de leur haut taux de pénétration

    NB Nous ne lisons , en effet, pas le nom du bourgmestre du Roeulx.
    Serait-ce le premier échevin, M. Sauvage, qui serait amené à être bourgmestre ff les cinq prochaines années?
    Nous le saurons bientôt ……

  3. Il n’est nullement question de désigner Sauvage comme ff au Roeulx puisque Benoit Friart n’est pas concerné par ctte mesure étant élu au FEDERAL et non au REGIONAL.

    • Merci, administrateur
      De nouveau, difficile à comprendre les demi-mesures surtout que le décret relatif au cumul applicable au régional a des failles et que certains députés pourraient refuser l’applica

      • certains députés pourraient refuser l’application de cette mesure sans trop de risques .
        En outre, que de cumuls possible pour les politiques dans le privé comme dans le public!
        Ce site a déjà donné des exemples……

  4. Il ne faut pas perdre de vue que ce décret anti-cumul a été voté  » aux forceps » et sous l’impulsion du parti Ecolo. Maintenant qu’il va se trouver rejeté dans l’opposition, les partis au pouvoir auront vite fait de récupérer « leurs acquis sociaux ». !!

  5. Une autre manière de faire de la politique:

    « La vigilance est le chemin du royaume immortel.
    La négligence , celui qui conduit à la ,mort. »
    Citation de Boudha
    Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des
    10 stratégies de Manipulation à travers les médias.
    Nous les reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité
    PRESSENZA Boston, 21/09/2010

  6. 1/ La stratégie de la distraction

    Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées
    par des élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes

    la stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles dans les domaines de la science,de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

    « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux,captivée par des sujets sans importance réelle.

    Garder le public occupé, occupé, occupé , sans aucun temps pour penser. »
    Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

  7. 2/ Créer des problèmes puis offrir des solutions

    Cette méthode es aussi appelée « problème- réaction- solution »
    On crée d’abord une problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public , afin que celui-ci soit lui même demandeur de mesures qu’on souhaite lui faire accepter.

    Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.

    Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

  8. 3/ la stratégie de la dégradation

    Pour faire accepter une mesure inacceptable , il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé » sur une durée de 10 ans.

    C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées dans les années 1980 à 1990

    Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution
    s’ilas avaient été appliqués brutalement.

  9. 4/ La stratégie du différé

    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur.
    Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat.

    D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite.

    Ensuite, parce que le public a toujours tendance à espérer naîvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité.

    Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu .

  10. 5/ S’adresser au public comme à des enfants en ba-âge

    la plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages , et un ton particulièrement infantilisant , souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental.

    Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

    Pourquoi?
    « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de sa suggestibilité , elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans. »

  11. 6/ faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

    faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle et donc le sens critique des individus.
    De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées , des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements ….

  12. 7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage

    « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures

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