SOLIDARITE GOSSELIES.

Nous aimerions vous faire partager un texte admirable écrit par une de nos connaissances sur FB,  Immaculata Maco Meo , texte plein de réalisme et qui se veut un message d’espoir et de soutien pour nos Camarades de Gosselies

 » Ils rentraient, épuisés, mais le sourire aux lèvres, les hommes de la famille.
Ils déposaient leurs « mallettes » le long du couloir, caressaient la tête des enfants, embrassaient les joues de leurs femmes et s’en allaient oublier le bruit de la machine au milieu de leurs pimpants potagers.
Leur récréation, aux hommes de la famille…
Si nous, les petits, y participions, il ne fallait pas les encombrer de notre babillage. Non! Les Hommes de la famille, harassés par les rythmes des pauses, il fallait leur foutre la paix!
Au fil du temps, la fatigue n’avait plus le monopole de leurs mines épuisées: l’inquiétude a dessiné de nouvelles rides sur le front des hommes de la famille. Ils savaient que le haut-fourneau mourait à petit feu, mais ils ne voulaient pas assister à cette tragédie.
Alors, ils ont lutté, les hommes de la famille, avec un entêtement aussi dur que l’acier qu’ils fabriquaient.
Parce qu’ils étaient convaincus qu’ils ne pouvaient faire que ça: transformer le minerai en un magma flamboyant et façonner des brames.
Et ils s’imaginaient qu’ils étaient les seuls à pouvoir le faire, les seuls à oser le faire, les seuls à supporter la fournaise d’une coulée continue.
Les hommes de la famille ont fini par renoncer: leurs fils ne finiraient pas derrière une machine.Et de ça, ils se sont réjouis.
La coulée continue a cessé de teinter le ciel d’orange et l’usine s’est vidée de ses ouvriers.Le regard aussi éteint que leur haut-fourneau, ils sont allés « pointer », les hommes de la famille.
Et aujourd’hui… Je me surprends encore à chuchoter l’après-midi, comme on m’avait appris à le faire pour ne pas réveiller « ceux qui font la nuit », je m’émerveille encore devant les jardins ouvriers le long des voies de chemin de fer… mais je me laisse aller à la nostalgie une dernière fois!
A Gosselies, à Clabecq, à La Louvière, à Marcinelle ou à Seraing, des hommes attendent d’offrir encore leurs bras.
Ne les laissons pas ballants, ces bras! Ne les amputons pas, ces bras, et ils feront encore de grandes choses !  »
#Solidarité#Gosselies

Une réflexion au sujet de « SOLIDARITE GOSSELIES. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>