Ca y est !!!!!!

Ca y est, citoyens travailleurs, cette nuit à 23h 12, votre député-bourgmestre a voté votre droit de travailler jusque l’âge de 67 ans.

Justifiera-t-il son vote par le fait que l’on est heureux de travailler dans sa brasserie familiale ??????

 

JP Duval

Ce tax-shift est un glissement de richesses du travail vers le capital

23 Juillet 2015
auteur:

Marco Van Hees

Le tax-shift du gouvernement, c’est une enveloppe alimentée essentiellement par les travailleurs (via des taxes sur la consommation) pour financer en grande partie les employeurs (via des baisses générales et ciblées de charges). C’est moins un glissement de taxes qu’un glissement de richesses du travail vers le capital.

 

L’essentiel des rentrées fiscales pèse sur le monde du travail

Les nouvelles recettes fiscales (taxes sur l’alcool, le tabac, le diesel, les sodas, l’électricité) sont des plus classiques et particulièrement antisociales. Les taxes indirectes sont déjà en soi antisociales car non progressives (tout le monde, riche ou moins riche, paye le même taux), contrairement à l’impôt des personnes physiques, dont le gouvernement veut justement réduire le rendement.

De plus, le gouvernement reprend la technique des taxes alibis – et culpabilisantes pour une série de consommateurs – en appliquant des taxes au nom de la santé et de l’environnement. On se souvient, par exemple, que l’index santé retirait du panier de la ménagère plusieurs produits nuisibles pour l’environnement et la santé, mais que la réalité était simplement de réduire l’indexation des salaires.

Aujourd’hui encore, cela sonne faux : si une taxe environnementale ou une taxe santé est vraiment efficace, c’est qu’elle a un effet dissuasif sur le comportement de la population. Et alors, le rendement de cette taxe disparaît. Le but est donc bien budgétaire.

Le relèvement de la TVA sur l’électricité de 6 à 21 % est aussi particulièrement malvenu. Il coûtera 700 millions d’euros aux ménages. La perte de pouvoir d’achat subie par un ménage moyen (consommation 687 euros) suite à la suppression du taux réduit de 6 % est de 133 euros.

En 2012, le président du MR avait crié haut et fort : « Pas touche à la TVA ». Aujourd’hui, Charles Michel est Premier ministre et augmente la TVA non sur le caviar, mais sur ce produit de première nécessité qu’est l’énergie, tandis que le même gouvernement veille aux profits d’Electrabel en lui permettant d’exploiter plus longtemps des centrales nucléaires totalement amorties.

Le PTB avait récolté 225.000 signatures pour que la TVA sur l’énergie passe de 21 à 6 %, ce qui a finalement été fait par le gouvernement précédent. Si le gouvernement revient sur cette mesure, le parti de gauche remobilisera de plus bel la population contre cette taxe injuste.

À ces mesures fiscales s’ajoutent de nouvelles coupes dans les services publics, pour 700 millions d’euros. Aux dépens des services au public, qui sont pourtant le premier rempart contre la pauvreté et les injustices sociales. Aux dépens de l’emploi, que le gouvernement prétend pourtant promouvoir. Aux dépens des travailleurs des services publics, qui doivent travailler avec toujours moins d’effectifs.

Et le capital ? Va-t-il enfin payer ?

Pour faire bonne mesure, le gouvernement se devait d’annoncer aussi une taxation sur le capital. En visant le capital spéculatif, la coalition dirigée par Charles Michel vise clairement une mesure symbolique. Le gouvernement précédent avait déjà adoptée cette technique en instaurant un impôt sur les plus-values spéculatives qui n’avaient pour ainsi dire rien rapporté. Car viser le capital spéculatif, c’est refuser de toucher le capital en général. Et de fait, pourquoi la Suédoise taxerait le capital d’un côté, alors qu’elle lui accorde d’énormes cadeaux de l’autre à travers des réductions de charges sociales ? Le rendement attendu est éclairant : à peine 28 millions €.

Le gouvernement augmente aussi le précompte mobilier de 25 à 27 % , un taux uniforme qui touche indistinctement et au même tarif les revenus des détenteurs d’une petite épargne ou d’un gros patrimoine. Pire : des grandes fortunes comme Albert Frère, qui accumulent leurs avoirs dans des sociétés, ne payeront pas un euro de plus (grâce au système des RDT, revenus définitivement taxés).

À l’inverse, une Taxe des millionnaires, telle que défendue par le PTB, permettrait de cibler spécifiquement les 1 à 3 % les plus riches, de quoi investir dans les besoins sociaux. Une telle revendication est portée par l’écrasante majorité de la population dans toutes les régions du pays – jusqu’à 85 %, selon un sondage de décembre 2014. L’idée est simple et correspond au bon sens. Elle répond à l’injustice fiscale actuelle, caractérisée par une quasi non-taxation des grandes fortunes.

Mais rien de cela. Que de la fumisterie. Le gouvernement essaie de vendre une nouvelle fois la taxe Caïman comme forme d’imposition des plus riches. Elle ne sert à rien selon plusieurs prof d’unif spécialisés en fiscalité. Pire, elle est en fait une légalisation à bon marché de la grande fraude fiscale.

Un petite hausse pour les bas salaires payée… par eux-mêmes

Que va faire le gouvernement avec les nouvelles recettes fiscales essentiellement perçues sur le monde du travail ? Une partie doit retourner aux travailleurs sous forme de baisse d’IPP et de cotisations pour les bas salaires, une autre doit profiter aux employeurs sous forme de baisse de charges.

Il est donc question d’augmenter le pouvoir d’achat des bas et des moyens salaires au moyen d’une augmentation de la quotité exemptée d’impôts, et de l’attribution complète de l’enveloppe pour les allocations les plus basses. Mais une augmentation du salaire net sans augmentation du salaire brut, c’est une augmentation que le travailleur se paye à lui-même. Que faire d’une augmentation de net si, à cause des réductions de charges sociales et d’impôts, le lendemain, l’école « gratuite » devient plus chère ? Que le ticket de train augmente ? Que le parking devient payant partout ? Même chose pour les frais à l’administration communale, les frais de justice, etc.

D’autant que ces bas revenus sont aussi ceux qui seront les plus touchés, proportionnellement, par la hausse des taxes sur la consommation (dans un petit budget familial, ces hausses prendront plus de volume). C’est donc un coup d’épée dans l’eau pour cette catégorie de travailleurs. Et une grande saignée pour l’ensemble du monde du travail.

Le capital, grand bénéficiaire du tax-shift

Le gouvernement accorde encore une fois un énorme cadeau – deux milliards d’euros – au patronat sous forme de réduction générales des charges sociales, dont le taux nominal passe de 33 à 25 % à partir de 2016 (le taux réel étant bien plus faible). À cela s’ajoutent encore des réductions spécifiques, comme pour le travail de nuit et de week-end.

Ces charges sociales, c’est le salaire indirect des travailleurs. Il s’agit donc d’une ponction sur les revenus des salariés, qui toucheront moins s’ils sont malades, s’ils perdent leur emploi ou lorsqu’ils seront pensionnés. Autant de revenus de remplacement qui sont déjà dramatiquement bas, bien souvent sous le seuil de pauvreté. Le même jour, le gouvernement fait donc voter à la Chambre le rallongement de l’âge de la pension en arguant que le financement des retraites est problématique, mais il vide encore de deux milliards les caisses de la sécu. Cherchez l’erreur…

Le gouvernement justifie son tax-shift par la nécessité de relancer l’économie, mais ce n’est pas en appauvrissant encore plus le monde du travail, en accroissant les inégalités sociales, qu’il y parviendra. Que du contraire. Une telle politique va casser la consommation et rendre encore plus problématique toute possibilité de relance.

Pour le PTB, il faut des mesures fiscales pour prendre l’argent où il se trouve vraiment : en taxant les grands patrimoines, les grands sociétés, les secteurs monopolistiques et parasitaires (comme les banques et l’énergie), la grande fraude fiscale. Non pas pour le ristourner comme cadeau aux mêmes acteurs économiques, mais pour financer les besoins sociaux criants et la création d’emplois publics.

L’un des grands enjeux, l’une des grandes questions de départ du mouvement social, fin 2014, était : « Comment faire payer les riches ? ». La réponse gouvernementale est : « Comment faire payer par les travailleurs pour accorder de nouveaux cadeaux au monde patronal ? » Est-ce là la grande victoire du Cd&V dans ce tax-shift ? La justice fiscale sera en tout cas une question centrale qui se posera à la rentrée sociale, notamment lors de la manifestation du 7 octobre

Merci Monsieur le député-bourgmestre

Le gouvernement a bouclé son budget 2015, l’ébauche du budget 2016 mais surtout son tax shift ce jeudi matin.Comme il l’avait fait pour la Grèce, le Premier ministre Charles Michel a twitté tôt ce matin « Agreement ».

Le but était de réduire les charges sur le travail, et de compenser la baisse par des économies en dépenses publiques et des relèvements de fiscalité. C’est chose faite. Le montant est élevé : au total, le glissement fiscal atteint 7,2 milliards d’euros, si l’on compte les mesures de baisses de charges déjà contenues dans le budget 2015.

Voici le contenu de l’accord 

1.TVA sur l’électricité relevée

L’une des mesures les plus spectaculaires sera le relèvement de la TVA sur l’électricité. Elle passera, encore cette année, de 6 à 21 %. « Cette mesure a été prise sous le gouvernement Di Rupo. Une évaluation était prévue après deux ans. Nous y avons procédé, et cette mesure s’est avérée contre-productive. Nous l’avons donc abandonnée », dit un négociateur. La TVA repasse donc à 21 %, et la mesure commencera à s’appliquer encore cette année, selon le vœu du fédéral. En 2016, cela représente une économie de 450 millions. Pour un ménage belge consommant 3.500 kWh par an, cela représenterait une hausse de près de 100 euros, selon les chiffres du régulateur énergétique belge.

2.Taxes sur l’alcool, le tabac, le diesel et les sodas

La hausse la plus spectaculaire concerne la bouteille d’alcool fort, dont le prix va augmenter de 2,5 euros dès 2016. La bouteille de vin sera moins touchée : plus 10 centimes. Et la bière sera presque épargnée : 1 centime de plus.

Le gouvernement va aussi introduire une taxe sur les boissons sucrées, comme le Coca-Cola ou les alcopops. Son montant doit être négocié avec les secteurs concernés, en fonction de la nocivité. Un montant global de 150 millions d’euros sur trois ans a été budgété.

Le tabac va aussi être affecté : le paquet de cigarette va subir une hausse de 70 centimes. Le paquet de tabac à rouler va, lui, augmenter de 1,85 euro.

Reste le diesel. A prix du pétrole constant, la hausse au litre sera de 3,5 centimes en 2016. En 2018, la hausse aura atteint au total 10,6 centimes/litre.

3.Taxation du capital

Le précompte mobilier passera à 27% (au lieu de 25 %), tout en exemptant les livrets d’épargne et en préservant les investissements dans les PME. Le rendement de la taxe Caïman sur les constructions juridiques à l’étranger a été revu à la hausse.

La spéculation sera taxée en touchant la détention d’actions pendant moins de 6 mois, tout en intégrant les moins-values. Un nouveau régime sera également prévu pour les sociétés immobilières. Une harmonisation du précompte sur les droits d’auteurs sera mise en oeuvre. Des dividendes sont attendus par ailleurs de Belfius et de la Loterie nationale.

4.Les baisses de charges

La mesure la plus importante sera la réalisation d’un élément important de l’accord de gouvernement : la réduction des cotisations sociales de 33 à 25 %.

L’entrée en vigueur sera immédiate. Une somme de 430 millions d’euros sera en outre affectée au développement des petites et moyennes entreprises (PME). Les diminutions de charges sur les entreprises devraient représenter 900 millions d’euros. Des mesures spécifiques seront prises pour les entreprises de haute technologie.

5. Un coup de pouce au pouvoir d’achat : 100 euros pour les bas et moyens revenus

Le gouvernement se donne pour objectif d’augmenter le salaire poche des travailleurs aux bas et moyens revenus de 100 euros par mois dès l’an prochain, a insisté le premier ministre Charles Michel.

Plusieurs moyens seront utilisés pour y parvenir: une réforme des barèmes utilisés dans le calcul de l’impôt (il est question de supprimer la tranche de 30%), le bonus à l’emploi et l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts. Puisque ces mesures peuvent avoir un impact sur le financement des entités fédérées, le gouvernement fédéral entamera un «dialogue» avec elles, tout en soulignant que les mesures seront d’application dès l’an prochain.

6. Un durcissement des conditions de prépensions

Le gouvernement devrait durcir encore les conditions de la prépension, en vue d’un démantèlement progressif. L’Etat économiserait en versant moins d’allocations de prépension.

7.Un meilleur fonctionnement de l’Etat fédéral

Des efforts importants seront fournis pour optimaliser le fonctionnement de l’appareil public dans le cadre de l’accord de gouvernement: achats groupés, meilleure perception de l’impôt ou gestion de l’immobilier. Quelque 700 millions d’euros sont attendus.

 

NDLR   Je me permets par la même occasion de vous présenter un petit échange de point de vue entre notre député-bourgmestre et une de ses lectrices sur sa page facebook.  A vous de juger !!!

JP Duval

  • Marie-claude Feuillen Monsieur Friart pouvons nous encore parler de liens quand on sait comment votre parti étrangle les petits pensionnés et les petits ouvriers ? Savez-vous qu’il existe un monde en dehors du vôtre ? Un monde qui trime tous les jours et qui n’a plus les moyens d aller boire une saint feuillien dans un bistrot ?
  • Benoît Friart Chère Madame Feuillen, Je vous remercie pour votre message. Mon but n’est pas d’entamer une polémique avec vous mais simplement de vous assurer que les mesures que le gouvernement actuel prend ont pour but de restaurer la compétitivité des industries de notre pays. Il s’en suivra un meilleur positionnement de nos entreprises au niveau européen et mondial. Cela devrait leur permettre à terme d’engager à nouveau et ainsi de faire reculer le chômage et surtout le chômage des jeunes qui est un fléau et en particulier dans notre région du Centre. Il n’y a pas d’autres moyens ni d’autres recettes pour relancer l’emploi. Le gouvernement mettra aussi en place prochainement (en septembre, à la rentrée?) le fameux tax-shift qui fait aussi partie de la déclaration gouvernementale. Il devrait permettre d’un part de diminuer encore un peu plus les charges salariales mais aussi, et c’est très important, d’augmenter le salaire net des travailleurs. Il faut en effet savoir que la Belgique est le pays où la différence entre le salaire net que le travailleur perçoit et le salaire brut qu’il coûte à l’entreprise est la plus élevée au monde. A terme, cela n’est tenable pour personne d’où cette volonté du gouvernement de mettre en place le glissement fiscal et d’améliorer ainsi le salaire poche du travailleur.

 

Compte-rendu du Conseil communal du 1 Juillet 2015 par Marcel Couteau et J.P. Duval

Finances

Compte 2014 du CPAS.

Mali à l’exercice propre de 68.542 € Dotation communale de 850.000 € en 2013,  863.700 € en 2015 et 872.000 € en 2015.

Auparavant, cette dotation représentait 18 à 19%´des recettes du CPAS. Elle s’élève aujourd’hui à 15,61 ´% des recettes de celui-ci.

L’aide sociale représente une charge de 526.601 €, dans lesquels sont compris les revenus d’intégration sociale.( RIS)  201.118 € sont récupérés auprès de l’Etat et 36.511 € auprès des bénéficiaires.

Les exclusions et sanctions au niveau du chômage se répercutent dans l’évolution des dépenses en RIS : 367.000 € en 2012,   456.504 € en 2013,  455.770 € en 2014  et on peut lire dans la note accompagnant le compte 2014  »   Début 2015, ce montant a encore progressé de 20 % par rapport à 2014 « 

Nous faisons remarquer, à juste titre, que cette aggravation est due à la politique du gouvernement NVA-MR , celui du député-bourgmestre, qui au sein de notre commune diminue les possibilités et obligations sociales du CPAS.

Nous avons souhaité que les responsables politiques du CPAS en l’occurence la Présidente CDH du CPAS exige du Collège le financement nécessaire pour remplir les missions sociales, surtout au vu des dépenses somptuaires inutiles ( nous pensons aux fêtes et tourisme) bien présentes au Roeulx.

C’est ainsi aussi que nous voyons les dépenses du CPAS diminuer de 0,2% alors que la paupérisation ne cesse d’augmenter.

Au compte 2014, le poids de la dette ( Amortissement et intérêts des emprunts) s’élève à 104.015 € dont 76.955 € pour la maison de retraite et de soins.

Nous approuvons ce compte 2014.

Convention avec IGRETEC  relative au contrôle des déclarations de la taxe sur la force motrice sur le territoire e la Ville du Roeulx..

Enfin un contrôle, en espérant qu’une fois fait, celui-ci sera respecté et appliqué. Cecontrôle s’applique aux nouveaux moteurs installés, pour lesquels la RW accorde des compensations sur base d’inventaires fournis par les villes et communes, ce qui n’était pas fait au Roeulx, pour …..Manque de personnel……..!!!

Règlement-tarifs des locations de Salle.  Vu l’absence de l’avis du directeur- financier ( non sollicité), nous nous abstenons sur ce point.

Statuts pécuniaires des grades légaux de la Ville – Révision.

En avant-propos, nous renvoyons nos lecteurs à la lecture de notre blog en date du 14 octobre 2013, au sujet du changement de dénomination des secrétaire et receveur communaux..  Ces changements d’étiquette ont un coût et surtout un but non ouvertement  dévoilé : Faire d’une Administration publique, une administration privée. Il faut donc copieusement rémunérer  » les teams managers ».

En 2013 les conseil communal, tout comme le conseil du CPAS avait décidé de scinder  en 2 phases l’augmentation barémique des grades légaux. Suiteà un recours devant la cour constitutionnelle, ces grades doivent être revalorisés dès le 1 er septembre 2013, soit +/- 25.000€ pour les grades légaux du CPAS et un peu plus pour ceux de la Ville.

Nous nous abstenons sur ce point, argumentant  » ces décisions viennent d’en-haut et sont à charge des contribuables, qui eux doivent subir la non-indexation des salaires et pensions »

Modification budgétaire n°1 de la Ville

Budget ordinaire

Nous espérions voir en recettes une augmentation du montant de la perception de la taxe sur les banques et autres institutions financières comme voté au début de cette législature. Hélas, il n’en est rien.

Alors que le collège a pour mission et devoir de respecter les décisions prises par le conseil communal, cette année encore on fera abstraction de cette décision. Il est vrai que parmi ces institutions financières visées se trouve la clientèle électorale du député-bourgmestre Benoit Friart, alors, pas question d’y toucher !!

A l’ordinaire, la MB 1 à l’exercice propre présente une prévision de boni de 21.255€ contre un mali de 167.000 € au budget initial.  Nous reproduisons ci-dessous l’analyse du directeur financier.

Notons qu’au budget initial 2015, les dépenses personnel s’élevaient à 3.174.062 € ( diminution de 200.085 €)  Frais de fonctionnement : 1.190.050 €  en augmentation de 28.539 €  Les transferts: 3.080.987 € soit 7.240 € en moins et la dette  1.073.567 € soit 500 € en diminition. Ce qui nous donne un total de 8.518.668 € soit 179.286 € en moins que le budget initial 2015.

Les diminutions en personnel sont surtout marquées dans les services communaux suivants :

Travaux :   Moins 64.642 €

Enseignement primaire : Moins 46.998 €

Bibliothèque : Moins 31.412 €

Frais de fonctionnement.

La privatisation du service de nettoyage à partir du 01/09/2015 a un coût estimé à 30.000€ dans cette MB1.

Selon l’analyse du directeur financier, » il y a une baisse des frais de fonctionnement de l’ensemble des services communaux »   Sauf pour le poste Education populaire et Arts. En effet, d’une prévision de 147.810 € on passe à 149.699 € à la MB1. Ce n’est peut être pas beaucoup, mais il faut se rappeler  qu’aux comptes précédents, nous avions  116.578 € en 2013,  et 108.897 € en 2014. Nous en sommes donc à 40.000 € en plus.

Il est évident que les dépenses de réception et prestations de tiers  pour fêtes et cérémonies ne sont pas plafonnés. Ptrenons pour exemple l’article 763/12406, Prestations fêtes et cérémonies, cette MB1 augmente la somme de 4.000 €, ce qui porte ce poste à 27.000 € contre 8.653 € au compte 2013.

Heureux au Roeulx avec un bourgmestre brasseur …..de bière et d’affaires…………….

Par contre, après la suppression de l’intervention financière pour l’accès de tous les enfants à la piscine, on diminue les autres dépenses pour les voyages scolaires, les animations, les classes vertes etc…..Il est vrai qu’à ce jeune âge, ces enfants ne consomment pas encore le breuvage rhodien !!

Nous avons voté contre cette modification budgétaire à l’ordinaire.

Budget extraordinaire  MB1

Nous constatons que cette MB prévoit un prélèvement de 853.317 € sur le fonds de réserve extraordinaire. Fons de réserve qui est, rappelons le , alimenté par les restes d’emprunt, mais surtout par le transfert des bonis des comptes ordinaires,  découlant de la rage taxatoire. De plus, il est prévu un emprunt de 1.386.175 € ce qui nous donne une prévision globale d’investissements de 2.239.492 €

Les amortissements et intérêts de ces emprunts seront à charge des budgets ordinaires de la Ville.

Voyons quelques unes de ces dépenses:  en diminution de 154.000 €, l’entretien des voiries. Par contre, notons les augmentations suivantes :

Extension annexe centre culturel, bar et divers : + 45.000€ qui viennent s’ajouter aux 109.378 € + 5.100 € ( auteur du projet).

Dépenses du culte : On passe de 91.000 € à 206.463 €

Notons aussi le subside extraordinaire pour la RCA qui se chiffre à 372.511,95 €, montant prévu par emprunt

Nous nous abstenons sur cette MB à l’ extraordinaire

Services bancaires et investissements Marché.

Le total des emprunts pour la commune est de 1.386.175 €. Pour le CPAS, le montant est de 86.500 €

L’avis du directeur financier   »le montant estimé du marché s’élève approximativement à 403.239 €, représentant les intérêts dûs sur le montant global des investissements extraordinaires prévus au budget 2015 pour les 2 administrations. »

Nous nous abstenons sur ce point.

Régie Communale Autonome ( RCA)

 

Il est évident que  les salaires et frais de fonctionnement de la salle omnisports resteront à charge des finances  la Ville, au vu du chiffre d’affaires dégagé pour 2014.  79.901 € dont 20.000€ de location cafétaria et 1.900 € de sponsoring.  On est loin de l’adage bien souvent ressassé : Cela ne coûte rien  » !! Il est grand temps que Monsieur Formule révise ses copies mathématiques !!!

Le subside ordinaire de la Ville pour couvrir les frais de fonctionnement du Centre sportif en 2014 s’élève  à 236.424 €, dont 36.429€ seront liquidés en 2015 ( actuellement).

A ces dépenses, viennent aussi s’ajouter  » la réorganisation du site sportif du Rempart des Arbalestriers pour un montant total des travaux de 1.340.921 € htva subsidié à concurrence de 1.111.440 €. La régie sollicitera un escompte de la subvention auprès d’une institution bancaire. Le solde sera financé par un subside extraordinaire de la Ville.

Voici l’avis du directeur financier

Nous nous abstenons sur les points concernant la RCA.

Aménagement d’un terrain multisport

Au bas de la rue de la Victoire, sur un terrain appartenant au CPAS. Nous votons pour tout en faisant remarquer que cela fait plus de 4 ans que l’on promet une plaine multisports à Ville-sur-Haine.  C’est en cours selon les Formules habituelles !!!!!!!

Travaux de transformation au CCJF

Avenant n°1 pour Rénovation et bar. Encore un coût supplémentaire de 30.959 € tvac.

Nous votons contre.

Projet d’aménagement d’un Mémorial Georges Price – Accord de principe;

Bien sûr que nous sommes partisan d’un devoir de mémoire, et ceux qui nous ont précédé avaient déjà respecté le souvenir de ce soldat canadien par une simple plaque encastrée dans la façade de la maison devant laquelle il fut tué. Cette maison est aujourd’hui disparue suite aux travaux du nouveau canal.

La Ville érigea alors ce modeste monument que nous connaissons aujourd’hui, au pied de la passerelle qui porte son nom et qui enjambe le nouveau canal.

Et aujourd’hui,un  mémorial, à quel prix, pour oublier  » la der de der » pensaient nos anciens  qui avaient vécu la boucherie de 1914-1918

Et puis….Il y eu une nouvelle guerre, et celle-là, on n’en parle plus guère surtout au Roeulx Pourquoi ?  Même plus de visites aux monuments aux morts de 1939-1945.

Et quand on en parle, cette guerre se résume au débarquement de Normandie le 6 juin 1944 et à l’holocauste. Tout le reste est mis sous séquestre, est passé sous silence

Qui a intérêt à faire le silence, ou alors d’expliquer de façon unilatérale cette partie la plus récente de notre vécu.

On s’étonne ensuite que les jeunes générations, ignorante de cette partie de notre Histoire, se laisse berner par les héritiers politiques du nazisme. Il est vrai que  » le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage » ( Jean Jaurès).

Dans les années 30, ce même capitalisme a financé les dictateurs fascistes allemands, italiens et espagnols par peur des Peuples

Aujourd’hui, rien de nouveau à l’ouest !!! Il détourne et pousse le mécontentement populaire dans les bras de l’extrème-droite, voire des revanchards nazis. Il suffit de voir ce qui se passe en Ukraine, en Hongrie, en France et en Grèce où plutôt aube dorée que Syriza.

 

Prochain conseil le 31/8

 

 

Ce que vous n’entendrez pas sur vos Téléviseurs………..

L’intégralité de l’intervention d’Alexis Tsipras, ce mercredi  matin au Parlement Européen. A diffuser massivement ! Nous devons être notre propre média.

 
 » Mesdames et messieurs les députés, je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des pays étrangers ; Si la Grèce est dans cette situation, c’est parce que pendant des décennies, les divers gouvernements successifs ont gouverné de façon clientéliste en soutenant la corruption, en jouant le jeu d’une collusion avec le pouvoir économique, en ne contrôlant pas la fraude fiscale des plus riches. D’après le crédit suisse, 56% des richesses nationales seraient entre les mains des 10% de la population grecque, et au plus fort de l’austérité, ces 10% de la population grecque ont été épargné et n’ont pas contribué à supporter le fardeau comme c’est le cas des 90% de la population restante.
Ces mémorandums n’ont pas remédié à cette situation. Au contraire. Le mémorandum n’a pas amélioré le dispositif de perception des impôts qui s’est effondré malgré les efforts de certains fonctionnaires zélés mais intimidés par ailleurs.
La collusion entre l’establishment politique, les oligarques, et les banques a continué. Aucune réforme n’a amélioré le fonctionnement de l’appareil de l’Etat, qui a pris l’habitude de fonctionner pour servir les intérêts particuliers plutôt que le bien commun. Malheureusement, nous en sommes arrivés là par le biais des ces prétendues « réformes. »
Nos réformes à nous ont des objectifs différents. Nous voulons lutter contre le règne des oligarchies et des cartels, contre la fraude et l’évasion fiscale, nous voulons moderniser l’Etat, ce sont pour nous des priorités. Et nous attendons l’accord de nos partenaires…
Nous sommes porteurs d’un mandat fort du peuple grec, nous sommes déterminés ! Non pas à chercher l’affrontement avec l’Europe, mais de nous en prendre aux intérêts établis dans notre pays et aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et qui sont entrain d’enfoncer l’Eurozone avec elle.
Mesdames et messieurs les députés, la Grèce est à la croisée des chemins. Ce qu’on a coutume d’appeler la  » crise grecque  » n’est que l’impuissance de la zone euro à trouver une solution définitive à une crise de l’endettement qui s’auto-alimente. En réalité, il s’agit d’une question qui est bel et bien européenne, et non pas exclusivement grecque. Il faut donc une solution européenne. L’Histoire de l’Europe est une Histoire de conflits, mais qui finissent au bout du compte par des compromis.
C’est aussi une Histoire de convergences et d’élargissements. C’est une Histoire d’unité et pas de division. C’est la raison pour laquelle nous parlons d’union européenne. Ne la laissons pas se transformer en division de l’Europe !
Aujourd’hui, nous voulons trouver un compromis honorable, pour éviter une rupture qui serait une rupture avec la tradition européenne. Nous sommes tous conscients des enjeux. Et nous sommes prêts, de notre côté, à prendre nos responsabilités vis-à-vis de l’Histoire.  »

Dette grecque : Tsipras réclame « un compromis honorable pour éviter une rupture »

A L’AGENDA DE BENOIT FRIART

 

Les députés entament aujourd’hui la discussion en séance pleinière du recul de l’âge de votre retraite à 67 ans.  Benoit Friart, député-bougmestre du Roeulx sera-t-il sensible à ces arguments contre ????? Autant il etait partisan du OUI quand il s’agit d’étrangler la Grèce ou ses concitoyens du Roeulx, autant il restera insensible au NON au diktat de l’Europe des riches

JP Duval

Reporter l’âge légal de la pension est une mauvaise réponse au défi qui se pose, estime Pascale Vielle, professeur de droit social à l’UCL. Injuste, qui plus est.

Demander aux gens de travailler davantage: en quoi est-ce une mauvaise réponse au problème de financement des pensions?
Déjà, il s’agit d’une mesure imposée par les « institutions » dans le cadre des programmes d’austérité. De nombreux pays européens ont suivi cette voie. Cela ne relève donc pas d’une réponse élaborée par le gouvernement belge afin de résoudre un problème belge, dont on aurait analysé les causes et pour lequel on aurait identifié des solutions. Il s’agit d’une mesure idéologique, que la Commission européenne demande à tous les états membres d’appliquer de manière uniforme.

Et en Belgique, cela pose quels problèmes?
C’est un souci en termes d’efficacité. Augmenter l’âge où les gens ont le droit de toucher une pension et la durée des carrières ne résout en rien le principal défi, qui est le financement des pensions et repose sur le rapport entre le nombre d’actifs et d’inactifs. Cela ne fait guère grimper le nombre de personnes actives sur le marché du travail. Pour cela, il faudrait s’attaquer à l’offre et à la demande. L’offre: il n’y a tout simplement pas assez d’emplois. On peut reculer l’âge de la pension à 100 ans si l’on veut, cela ne changera rien à ce constat. La demande: pour toutes sortes de raisons, les seniors quittent plus tôt le marché. Cela tient notamment aux conditions de travail: à un moment donné, une personne âgée fatigue, perd en productivité, coûte trop cher et finit donc par rester sur le carreau. Or le gouvernement ne travaille ni sur l’un ni sur l’autre.

« C’est un souci en termes d’efficacité et de justice sociale. »

PASCALE VIELLEPROFESSEUR DE DROIT SOCIAL (UCL)

C’est aussi une réforme injuste, dites-vous.
Oui, il y a un souci de justice sociale. Chaque fois que l’on hausse la durée de la carrière, on exclut un nombre de plus en plus important de travailleurs qui n’ont pas réuni les conditions pour afficher une carrière complète. Très peu de gens, au final, vont travailler durant 42 ans; il y a de plus en plus de carrières fragmentées. Cela pose une question de genre qui est choquante. Les personnes qui mènent le plus une carrière fragmentée, ce sont évidemment les femmes. Leur traitement était déjà problématique auparavant; à présent cela devient catastrophique. Car à cela s’ajoute le durcissement lié aux périodes assimilées. Quelque part, cela revient à remettre en cause la finalité même de la sécurité sociale. À savoir constituer un soutien adéquat au moment où vous vous retirez du marché du travail. Cela implique la garantie de bénéficier d’un niveau de vie acceptable. Or le « taux de remplacement » des pensions belges, à savoir le pourcentage de son ancien revenu que l’on perçoit une fois arrivé à la retraite, est très bas. Les pensions belges sont déjà parmi les moins élevées en Europe. Puisque de plus en plus de gens n’auront pas mené une carrière complète, cela va encore rabaisser les montants. Ce qui fait que l’on s’éloigne de plus en plus de la finalité d’une sécurité sociale.

S’agit-il d’un mal belge?
Il y a plusieurs types « d’État-providence ». Dans un modèle conservateur, comme en Belgique, il est très difficile de réformer la Sécu. Peut-être parce que les parties prenantes, comme les partenaires sociaux, ne sont pas d’accord pour travailler à un changement radical.

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Source: L’Echo

Lu pour Vous……

Et il n’y a pas qu’à l’échelon national que la Démocratie est bannie………A tous les échelons de notre pouvoir politique, le citoyen n’est plus qu’un  » point » sur un bulletin de vote.  La suite, ………..cela ne doit surtout plus nous regarder !!!!!…  Mais aujourd’hui, soutenons le peuple grec et son gouvernement Syriza qui  » ose demander l’avis de son peuple pour rejeter les propositions des financiers »  Et contrairement à ce que nos médias insinuent, ce référendum ne pose    sûrement pas la question de sortir oui ou non de la zone euro

JP Duval

 

« Jean-Claude Juncker avait été celui qui, dès l’arrivée au pouvoir de Syriza en Grèce, avait affirmé: «Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités (…) Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens …»
Pour lui comme pour beaucoup d’autres, une alternance politique n’a pas vocation a entraîner des changements. Les élections nationales servent surtout à occuper les citoyens, à les distraire, elles sont pure comédie. Et d’une certaine façon, Juncker a raison. L’Union européenne a été bâtie de telle sorte que la démocratie en soit bannie. Il suffit de se plonger un peu dans la mécanique, dans le droit de l’Union, dans le fonctionnement de l’euro, pour s’en apercevoir. »
Coralie Delaume

25 vérités d’Alexis Tsipras sur le chantage du lobby financier international par Salim Lamrani

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30 juin 2015

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Fidèle au mandat que lui a donné le peuple, le Premier Ministre grec a décidé de soumettre l’ultimatum du Fonds monétaire international, de l’Union européenne et de la Commission européenne à un référendum le 5 juillet 2015 (1).

 

1. Depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir en janvier 2015, la Grèce subit une « asphyxie économique sans précédents » de la part de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, dans le but de faire plier le gouvernement progressiste et de l’empêcher de « mettre fin à l’austérité et de restaurer la prospérité et la justice sociale ».

2. Le but des négociations était d’arriver à un accord viable « qui respecterait à la fois la démocratie et les normes européennes » afin de sortir définitivement de la crise.

3. La Troïka a exigé de la Grèce le respect des accords pris par les gouvernements précédents, dont les politiques économiquement inefficaces et socialement désastreuses ont été majoritairement rejetées par le peuple grec qui a décidé de porter Syriza au pouvoir.

4. A aucun moment, le gouvernement grec n’a cédé aux menaces des institutions européennes et du FMI.

5. Après près de six mois de négociations, l’Euro-groupe a présenté « un ultimatum à la République hellénique et au peuple grec ». Cet ultimatum « contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs de l’Europe ».

6. L’Europe a présenté « une proposition qui inclut des nouvelles charges insupportables pour le peuple grec et qui nuit au redressement de la société grecque et de son économie, non seulement en maintenant l’incertitude, mais en accroissant davantage les déséquilibres sociaux ».

7. Ces mesures imposent « une fragmentation du marché du travail » avec une précarisation accrue des contrats, « une diminution des retraites, de nouvelles réductions de salaires dans le secteur public et une augmentation de la TVA sur les produits alimentaires, les restaurants et le tourisme, avec la suppression des réductions fiscales dans les îles ».

8. « Ces propositions violent clairement les normes sociales européennes et le droit fondamental au travail, à l’égalité et à la dignité ».

9. Le but de la troïka et de certains membres de l’Euro-groupe n’est pas « de trouver un accord viable et bénéfique pour les deux parties, mais d’humilier tout le peuple grec ».

10. Le but est de « punir une voix différente en l’Europe ».

11. Le Fonds monétaire international est obsédé par l’austérité et les mesures punitives.

12. La crise grecque affecte toute l’Europe et menace l’unité continentale.

13. Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances, a été arbitrairement exclu de la réunion de l’Euro-groupe, en violation de la légalité européenne.

14. « La responsabilité historique en faveur des luttes du peuple hellénique et de la protection de la démocratie et de notre souveraineté nationale. […] nous oblige à répondre à cet ultimatum avec la volonté du peuple grec ».

15. Un référendum aura donc lieu le 5 juillet 2015 afin que « le peuple grec décide de façon souveraine ». « Face à cet ultimatum et ce chantage, je vous convoque afin que vous décidiez de façon souveraine et avec fierté, comme le dicte l’histoire de la Grèce, au sujet de cette austérité stricte et humiliante, qui n’offre aucune solution ni option qui permette un redressement social et économique ».

16. « Dans le berceau de la démocratie, nous ne demanderons pas l’autorisation à Monsieur Dijsselbloem [Président de l’Euro-groupe] ni à Monsieur Schaüble [Ministre allemand des finances] » pour célébrer un référendum.

17. Ce référendum « n’est pas une tentative de scission avec l’Europe mais de scission avec les pratiques qui sont un affront pour l’Europe ».

18. « Face à cette dure austérité autocratique, nous devons répondre avec démocratie, sérénité et détermination ».

19. « La Grèce, creuset de la démocratie, doit envoyer un message démocratique claire à l’Europe et à la communauté internationale ».

20. « Le peuple grec dira un grand non à l’ultimatum mais en même temps un grand oui à l’Europe de la solidarité ».

21. Au lendemain de ce « non », « la force de négociation du pays sera renforcée ».

22. Quelle que soit l’issue de la consultation, la volonté du peuple grec sera respectée.

23. Cette consultation « enverra un message de dignité au monde ».

24. L’Europe est la maison commune de tous ses peuples. « Il n’a pas de propriétaires et des invités en Europe ».

25. « La Grèce est et sera une partie intégrante de l’Europe, et l’Europe sera une partie intégrante de la Grèce. Mais une Grèce sans démocratie impliquerait une Europe sans identité et sans boussole ».

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano. Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr Page Facebook :https://www.facebook.com/SalimLamra…

Notes :

(1) Alexis Tsipras, « Discurso », 27 juin 2015. http://www.legrandsoir.info/allocut… ; Infobae, « Grecia : Tsipras instó a ‘un enfático NO’ en el referéndum sobre la oferta de los acreedores », 27 juin 2015. http://www.infobae.com/2015/06/27/1…

Source : Al Mayadeen —> http://espanol.almayadeen.net/Study…