ET SI NOEL AVAIT LIEU MAINTENANT

Cela donnerait la « une » suivante dans tous les journaux :
Nouveau-né trouvé dans une étable, la police s’est rendue sur les lieux.
Un menuisier et une mineure (vraisemblablement la mère) sont mis en garde à vue.
Hier les autorités ont été interpellées par un citoyen visiblement tracassé. Une jeune famille s’était installée dans son étable….
Arrivant sur les lieux, la police a découvert un nouveau-né enveloppé dans des morceaux de tissu, et dormant dans une crèche.
Un homme, identifié plus tard, Joseph H., ( de Nazareth) essayait d’empêcher les autorités d’emmener l’enfant afin de le mettre en lieu sûr. Il était aidé par plusieurs bergers ainsi que de trois étrangers non identifiés.
Les trois étrangers, se présentant comme mages ont été arrêtés. Le ministère de l’Intérieur s’interroge sur l’origine de ces trois hommes. Le préfet a confirmé qu’ils n’avaient pas de papiers d’identité mais qu’ils avaient sur eux de l’or ainsi que des produits suspects.
Ils prétendent que Dieu leur a dit de ne pas répondre aux questions…..
Les produits suspects ont été envoyés au laboratoire afin d’être analysés.
Le lieu ou le nouveau-né se trouve actuellement n’a pas été communiqué.
Il semble d’ailleurs que ce cas soit délicat. Le service social nous a communiqué que le père est dans la cinquantaine et que la mère n’est certainement pas majeure. On vérifie pour le moment la relation entre les deux.
Marie se trouve pour l’instant à l’hôpital universitaire de Bethlehem pour des examens médicaux et psychiatriques.
Elle prétend être encore vierge et que le bébé vient de Dieu. Si son état mental le permet, elle sera mise en examen pour non-assistance à personne en danger.
Le responsable du service de psychiatrie pense que la vie d’un nouveau-né étant en danger, on doit considérer ces gens comme dangereux, même s’ils prétendent être investis par Dieu.
Il pense d’ailleurs que la consommation de drogues, probablement amenées par les trois étrangers, est pour beaucoup dans cette triste affaire. Il affirme quand même que tous pourront réintégrer le monde normal après un traitement adéquat.
Aux dernières nouvelles on apprend que les bergers présents sur les lieux affirment avoir vu un grand homme, tout de blanc vêtu, qui leur a ordonné de se rendre à l’étable, avant de s’envoler.
Afin de connaître leur taux d’alcoolémie et de drogues, des prises de sang leur ont été faites.
Histoire à suivre…

Comment Benoit Friart relativise l’Histoire !!

 

Lors de ce dernier conseil communal le député-bourgmestre MR Benoit Friart , a de nouveau, dans le but de faire diversion aux questions soulevées, déversé sa rancœur et sa hargne contre ma personne. Il ne cesse de me parler de l’Union Soviétique, de Staline, des crimes communistes, etc……

Bien sûr cela n’a rien à voir avec la gestion de notre entité mais:…….Il est vrai que Benoit, éduqué à Saint Stanislas, a vécu sa jeunesse dans un climat anti communiste primaire et surtout anti-social..

A l’époque déjà, son père Benoit m’accusait  d’être un agent à la solde de Moscou, agent du KGB.  La même campagne de dénigrement était par ailleurs orchestrée de la même manière contre feu Elie Hoyas, premier bourgmestre du Roeulx après les fusions de communes, étant lui traité d’ Ayatolah communiste… Nous y avons répondu à ce moment.

Aujourd’hui, le fils Benoit remet ça.

Je tiens à faire cette mise au point et je veux qu’il sache une bonne fois pour toutes , que dans ma famille, tout comme dans ma famille politique, nous avons démontré durant les années de guerre notre attachement à notre pays.

Beaucoup ont donné leur vie, leur sang a été versé, ils ont été torturés par les nazis allemands mais aussi belges.

Par contre, durant ce temps, d’autres se la coulaient douce au Roeulx aussi, avec l’occupant nazi. Je ne pense pas que toutes les familles soi-disant honorables du Roeulx puissent en dire autant….

Il n’y a pas eu d’interdit de séjour dans ma famille à la fin de la guerre. Je n’ai donc pas de leçon d’attachement à un pays à recevoir de quiconque, même de la famille Friart.

Sur un plan plus général, il est bon de rappeler que ce sont les peuples, les travailleurs, qui ont une patrie… Le capital  lui, n’a pas de patrie.

Le capital, avec ses représentants politiques comme Benoit Friart, n’hésite pas, quand leurs intérêts sont mis en cause par les peuples, d’enfanter , de financer les dictatures. Ce sont ceux-là qui hier ont  aidé financièrement les dictateurs Franco, Mussolinni, Hitler, Salazar, les colonels grecs, Pinochet, et en Belgique, les rexistes. Ils ont soutenus les différents coups d’état dans le monde.

Et aujourd’hui, ils recrèent les mêmes conditions pour l’accession de l’extrème-droite au pouvoir, on banalise le fascisme qui renait de ses cendres. Ils n’hésitent pas à bafouer la démocratie et dénaturer l’Histoire à leur profit pour mieux préparer une éventuelle « Troisième guerre mondiale » On croit mourir pour la patrie, mais c’est pour le capital…..

 

LE MEILLEUR DES MONDES

En 1932 l’écrivain britannique Aldous Huxley écrivait  dans son ouvrage resté célèbre   Le Meilleur des Mondes.  On s’y croirait ………….pour la majorité

 

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus élitiste.
Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations flattant toujours l’émotionnel et l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. »

A. Huxley, 1932

L’oubli perd l’Homme ou l’Histoire, « un éternel recommencement » ? par Marcel COUTEAU

 

Je crois intéressant de reproduire sur notre blog, une circulaire publiée en 1969 par mes soins et concernant la gestion de la Ville du Roeulx par feu Benoit Friart 1er.

Que de similitudes avec la gestion d’aujourd’hui.

Il est vrai qu’oublier le passé, c’est le risque de le revivre.

En effet,

 

 

Le Comité de gestion de cette régie était composée du Prince De Croy          , du citoyen AlexAndre André à l’époque président du Conseil Provincial du Hainaut PSB et du Bourgmestre B. Friart 1er « mais à titre personnel ».

Régie privée qui m’a fait dire en mai 1972, au Conseil Communal, « qu’il s’agit d’une convention de type féodal, imposant tant aux pouvoirs publics sans contrepartie, les droits appartenant exclusivement à une régie privée ».

Le 4 juillet 1971, on à enregistré 2500 entrées payantes avec une recette annuelle estimée à +/- 800.000FB.

N’y-a-t-il pas la, des similitudes entre hier et aujourd’hui.

 

Les histoires vécues d’hier, éclairent celles d’aujourd’hui.

Si vous êtes preneurs, il y a d’autres histoires du passé, à comparer au Présent.

Bienvenue à tous

Club Achille Chavée

34, rue Abelville à La Louvière

 Conférence-débat

Jeudi 8 mai à 19h30

 

 

Grândola, Vila Morena

 Avec

 Jean Lemaître

 Professeur à l’IHECS, co-auteur avec Mercedes Guerreiro du livre éponyme

 

 

 Il était minuit vingt, le 25 avril 1974, quand une radio portugaise diffusait une chanson interdite de José Afonso: « Grandola, Vila Morena ». C’était le signal qu’attendait une poignée de jeunes capitaines pour faire marcher leurs soldats sur Lisbonne et le début de la Révolution des Œillets.

 

 Le livre de Mercedes et de Jean raconte l’épopée de ce chant, authentique hymne à la fraternité et à la solidarité.

 

Le débat permettra, quarante ans après, de retracer le film de cette Révolution des Œillets qui mit fin à un demi siècle de dictature fasciste et enthousiasma une génération de militants épris de justice, de démocratie et de paix. Avec la montée actuelle de l’extrême-droite et des nationalismes, ce livre apparaît comme un message d’espoir et de résistance. 

Editeur responsable : Jean-Pierre Michiels 34 rue Abelville 7100 La Louvière – club.achille.chavee@skynet.be

Jean-Pierre Michiels
0472/253.490.

« DEVOIR DE MÉMOIRE » ET « DROIT A LA FACE CACHEE DE L’HISTOIRE »

Hier, comme aujourd’hui, ignorer, bafouer, tronquer cela fait partie de la mise en condition des populations.

Nous avons donc pour devoir de ne pas oublier !

Jean-Marie Chauvier, journaliste, qui fut longtemps le correspondant du Drapeau Rouge à Moscou, e cela ne l’empêche pas d’être critique, a pleinement raison de relever cette tromperie vis-à-vis de l’Histoire de la deuxième guerre mondiale 1939/1945. La commémoration de la capitulation et non un  armistice, signée le 7 et 9 mai 1945 est de plus en plus passée sous silence. Aujourd’hui on n’en parle plus ! On ne la fête plus ! Cela n’est pas le fait du hasard !

Par contre, l’armistice du 11 novembre 1918 continue à être honoré et l’année prochaine 2014, le centenaire de la boucherie de 1914 sera fêté avec faste.

La guerre 17/18 fut une guerre impérialiste, les peuples s’entretuent, les affairistes des deux  bords font les affaires. Une confirmation à ce propos, ce sont les minerais français qui revenaient en France sous forme d’obus tirés par les canons allemands sur la gueule des poilus.

L’armistice de novembre 1918 on l’a doit aussi à la peur des nantis, faces aux révoltes en Russie et aussi en Allemagne et de leur prolongement éventuel. Des rebellions avaient aussi lieu dans les armées.
Au lendemain de cette guerre 1914/18 la »der des ders » « plus jamais ça ! » les peuples imposent des avancées démocratiques (droit de vote) et sociales. Par contre le peuple Allemand trinque et souffre sous « les dommages de guerre », le peuple pas les affairistes ! Sur ce terreau de la misère passera Hitler.

La Russie est devenue l’Union Soviétique, ce n’est ^pas seulement un changement de nom, c’est un autre régime économique et politique qui se crée. Ce sont la distribution de la terre aux paysans, réforme agraire, nationalisations, réformes sociales (Réformes prévues pas la II Internationale).

Cela fait peur aux affairistes. De tous bords !

Des hommes politiques, comme Emile Vandervelde, dirigeant du Parti Ouvrier Belge (précurseur du PS) va même jusqu’à haranguer les soldats russes pour qu’ils continuent à participer à la boucherie.
Il est bon aussi de souligner que face aux prémices de cette guerre, l’Internationale socialiste de l’époque, dirigée par  le français Jean Jaurès, le russe Vladimir  Lénine, le belge Emile Vandervelde, l’allemande Rosa Luxembourg,  avait décrété que si cette guerre arrivait, « les peuples devraient déclarer la guerre à la guerre ».

Le 31 juillet 1914, Jaurès était assassiné, soit quelques jours avant le début des hostilités. Rosa Luxembourg fut assassinée lors de la révolution allemande, lors de la répression de la révolte spartakiste.de Berlin en 1919. E. Vandervelde quant à lui, il fut nommé ministre d’Etat.
Lénine exilé en Suisse rejoint la Russie avec l’aide paraît-il des allemands. Il organise la révolution et met fin à la guerre en 1917.
Dans ces différences de comportements naîtra les germes d’une autre Internationale dite communiste. La  3ème

Tout cela fait peur à l’ordre établi. On envoie un corps expéditionnaire pour lutter aux côtés des « russes blancs » de l’ancien régime contre les bolcheviques. On dresse un cordon sanitaire pour asphyxier ce nouveau régime.µL’histoire se répète aujourd’hui avec le blocus de Cuba depuis de nombreuses années.

On ne peut nier, malgré sa mise au ban des nations et son isolement, les avancées spectaculaires des plans quinquennaux économique et social de l’Union Soviétique. En somme, les bons en avant de ce pays exaltent les populations des autres pays.
Les partis communistes naissants dans les années 1920 et découlant du comportement des sociaux démocrates lors de la guerre, engrangent des succès électoraux importants surtout en Allemagne.

Une Allemagne socialiste ? Avec ses capacités politiques et économiques, serait bien plus dangereux pour le capitalisme que ce qui naît avec difficultés, sur les fondations de la Russie tsariste.

Cela fait très très peur !

Le capital se doit de réagir, il lui faut contrecarrer  l’expansion des idées de gauche. Ce sera Adolf Hitler et le nazisme.
Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé à la tête du gouvernement. Le 27 février de la même année, incendie du Reichstag (Parlement), provocation nazie, pour accuser les communistes allemands.

Et, en mars 1933 ouverture du premier camp de concentration à Dachau afin d’y incarcérer en premier lieu, les communistes, ensuite d’autres opposants politiques allemands au régime nazi.

En mai 1933 les sièges des syndicats sont occupés par les SS. Les responsables syndicaux sont emprisonnés. La grève est interdite.

Hitler a rassuré les milieux d’affaires, de toute façon plus inquiets des progrès du communisme et de ceux du nazisme.

Les groupes financiers et industriels  du monde entier financent les activités d’Hitler. Les activités industrielles reprennent et du coup c’est l’expansion tous azimuts. Pour eux, c’est un bon investissement. Les autoroutes, la Coccinelle (VW), mais aussi les usines d’armements tournent comme jamais.

Pendant ce temps, en Espagne en 1936, durant la Seconde République espagnole des élections au suffrage universel sont organisées. Le  Front populaire espagnol, est élu démocratiquement et met en place un gouvernement de gauche.

Au départ du Maroc espagnol, le général Franco déclenche l’insurrection contre le gouvernement légitime espagnol. Il sera aidé massivement par Hitler et le fasciste italien Mussolini afin d’anéantir la république espagnole.

Elle pourra compter sur l’aide de l’Union soviétique et celle des Brigades internationales.

La France et l’Angleterre déclarent la « non intervention ». L’Espagne Républicaine est vaincue et Franco installe la dictature.

 A propos des Brigades internationales

Qui sont-ils ? Ce sont des gens qui ont une conception de la Démocratie, qui savent qu’il faut aider la légitimité de l’Espagne face aux menées fascisantes. Il y a aussi des Allemands, qui ont fuit l’Allemagne nazie, des belges, des français…

Ces allemands, comme d’autres par après, seront internés dans des camps par les français et livrés aux troupes nazies en juin 1940.

Les Belges, à leur retour, auront pas mal de problèmes avec les autorités de notre pays.

Une comparaison avec aujourd’hui ; on laisse faire des jeunes fanatisés de chez nous à l’Islam, se battre en Syrie et ailleurs avec des armes qui risquent un jour se retourner contre eux (Mali)

1936 en France, c’est le Front Populaire avec un gouvernement soutenu par les députés communistes. Ils doivent faire face à ces tentatives de coups d’état fascistes. L’extrême-droite défile dans les rues de Paris avec comme slogan

« Plutôt Monsieur Hitler que le Front Populaire » ;

Le crime du Front Populaire ? Les réformes économiques et sociales, comme les congés payés ; « Comment ? Payer les ouvriers à ne rien faire ! » s’écrient les nantis.

Sur le plan diplomatique

La diplomatie occidentale capitule  continuellement devant les exigences de « Monsieur Hitler » nourrissant et encourageant ainsi sa propagande nazie et l’annexion  de l’Autriche, des Sudètes …

Les 29 et 30 septembre 1938, Monsieur Daladier (Français) et Chamberlain (Angleterre) acceptent de laisser Hitler démembrer la Tchécoslovaquie qui avait, avec ses fortifications, de quoi se défendre.
Et l’on fait croire aux peuples que l’on a sauvé le Paix. Alors que c’est tout le contraire.

On ne mêle pas l’Union soviétique à ces pourparlers avec les Allemands, on l’ignore, comme ses démarches vers la France et l’Angleterre pour un pacte de soutien mutuel entre ces trois pays. On fait traîner en longueur les conversations. Et quand on envoi à Moscou, une délégation, elle est de « seconde main » c’est-à-dire sans pouvoir.

Le 20mars 1939, le gouvernement soviétique propose la réunion immédiate d’une conférence qui rassemblerait la France, l’Angleterre, la Pologne, la Roumanie, la Turquie, la Yougoslavie, la Grèce. Elle se heurte au refus.

En juin 1939, même démarche auprès des pays baltes pour une assistance mutuelle y compris vers la Pologne. Nouveau refus.

La diplomatie soviétique n’est pas dupe du jeu qui se prépare contre elle.

Et coup de tonnerre, en août 1939, l’Allemagne propose un pacte de non agression à l’Union soviétique.

Ce pacte est signé Moscou lors de la visite d’une délégation allemande pendant la période du 22 au 28 août 1939.

Ce coup de théâtre choque profondément les forces antifascistes dans le monde y compris dans les rangs des communistes. Avec le recul et ce que ‘on sait aujourd’hui, rien que ce fait, démontre les turpitudes des diplomates.

Dans nos pays, les politiques et les médias se déchainent contre les communistes, les interdictions et les arrestations pleuvent. Par contre l’extrême-droite  fasciste est protégée.

 

Le 1er septembre 1939 : la guerre

L’Allemagne envahit la Pologne, un pacte de soutien uni celle-ci à l’Angleterre et à la France.

Le 3 septembre, ces deux pays déclarent la guerre à l’Allemagne.

La drôle de guerre

L’armée française reste dans sa ligne Maginot, elle ne bouge pas pendant que la Pologne est écrasée. On laisse faire !

Alors qu’il est prouvé aujourd’hui la peur  des allemands de voir les français sortir de leurs tranchées, leur front étant dégagé à l’ouest.

Et le 17 septembre, nouveau coup de canon, les troupes soviétiques franchissent la frontière polonaise sur un front non défendu.

On se déchaine à l’ouest contre ce « coup de poignard dans le dos » et cela de la part de ceux qui ont créé Hitler et le fascisme.

Bien sur que cela traumatise pas mal de démocrates.

Mais posons-nous  la question de savoir :

  • Que serait-il advenu en juin 1941, lors de l’invasion allemande si les soviétiques n’avaient pas eu cette zone tampon de plus de 300km,
  •  Que  l’invasion soviétique  a eu lieu   plus de 15 jours après l’entrée  de l’Allemagne et que l’armée polonaise  était en déroute complète, malgré l’héroïsme des soldats polonais.

A l’ouest on se déchaine contre les communistes et autres antifascistes. Les Partis Communistes sont interdits, en France celui-ci est dissout le 27 septembre 1939. Le groupe de parlementaires communistes français se reconstitue en groupe Ouvriers et Paysans Français. Un procès devant la Tribunal  militaire a lieu contre  44 dirigeants communistes dont 34 députés qui sont accusés de complicité avec l’ennemi. Parmi eux, mis sur la liste par vengeance par des prétendus français, le député Prosper Môquet dont le fils, Guy Môquet,  gamin de 16 ans sera fusillé par les allemands.

Ce procès aura lieu à huis clos à la demande de l’accusateur, alors que les communistes réclament un procès public face aux français

Le crime reproché : avoir pris l’initiative en tant que députés d’avoir envoyé une lettre avec leurs signatures au Président de la Chambre des Députés M. Herriot, demandant que la France prenne l’initiative diplomatique réunissant la France, l’Angleterre et l’Union Soviétique en vue de sauver la paix.
Ils seront reconnus coupables de trahison envers la France.

Quelle France ? Celle des comploteurs et complices d’Hitler.

 

En Belgique, le journal communiste « La Voix du Peuple » sort son dernier numéro « légal » le 17 novembre 1939.Car le gouvernement catholiques, socialistes e libéraux traquent les communistes tout en laissant agir les extrémistes flamands du VNV qui publient le quotidien « Volk en Staat », tout en tolérant le « Pays Réel »de Léon Degrelle.

Et pendant ce temps, la drôle de guerre continue, les troupes françaises restent dans leur casemate et la Belgique proclame sa « neutralité ».

Cette guerre pouvait être évitée. Elle a été voulue.

Par qui ? Par ceux que les avancées politiques, économiques et sociales de l’époque faisaient peur, pour anéantir «  ce monde nouveau » qui se bâtissait à l’est et à l’ouest, les avancées du Front populaire et les idées réellement de gauche. La « visite » des troupes allemandes à l’ouest leur permet de bénéficier de l’apport économique et autres de nos pays, mais aussi pour déporter, torturer massacrer les femmes et les hommes qui contestent le système capitaliste et le fascisme. En somme, les éliminer !µDans cette entreprise les grands groupes financiers et économiques y trouvent leur compte.

Dans cette crise  économique financière, et politique qui frappe la population comme dans les années ’30,  me revient à l’esprit, l’interview accordée en octobre 1994 par Yvonne Paradis, elle disait «  j’ai été éduquée dans l’esprit de résistance. La vie en soi, est une éternelle résistance. Plus tard, mon mari, Richard Soupart m’a encore renforcé dans cette conviction. Il est mort le 12 février 1942, fusillé par les allemands parce qu’il leur avait résisté. Pour nous, tout avait commencé bien avant le début de la guerre. Nous luttions contre le fascisme et l’extrême-droite, contre Degrelle, sans relâche ».

Et en ce moment, donc en 1994, elle sort un tract électoral de l’extrême droite d’aujourd’hui qui dénonce l’insécurité, le chômage, l’immigration, les magouilles politiques et financières et malgré son grand âge quelle lucidité, elle dit «  c’est la même approche, sans nuances, que celle de Degrelle. Cela me fait peur. Il nous faut continuer à défendre la démocratie, C’est elle qu’ils veulent « nettoyer ».

Comme elle a raison notre Yvonne.

Yvonne Paradis et Richard Soupart (ingénieur chimiste, syndicaliste, communiste, membre du Front de l’Indépendance, considéraient que la guerre 1939/1945  avait commencé avec la guerre d’Espagne. Famille très connue à Havré et Ville sur Haine.

Et aujourd’hui, moi aussi j’ai peur face à cette politique, à la déformation, la banalisation à l’oubli voulu de l’Histoire d’où est née cette guerre, que l’histoire se renouvelle. Car le capital n’a pas peur du fascisme, c’est son recours comme dans les années 1930.

Il appartient aux démocrates des générations plus âgées de transmettre cette autre face de l’histoire que l’on veut à tout pris cacher.

 

Marcel Couteau

NB. Prochainement peut être : la guerre  le 10 mai 1940 et les années d’après guerre.

 

 

UN PAPE DE GAUCHE ?

Par M. Couteau

 

Il  paraît ! Tant mieux ! Mais comme on dit chez nous, « c’est au pied du mur qu’on voit le maçon ».

J’espère qu’il sera un digne successeur de Jean XXIII cette voix qui fut celle du dialogue, de la fraternité, de la tolérance et de la Paix.

Je n’ai pas oublié la main tendue par ce pape avec les non croyants. C’est d’ailleurs en réponse à cette main tendue, dans le cadre de mes responsabilités syndicales qu’une messe a été organisée en mai 1967 dans l’usine occupée à Germain-Anglo.

Et en 1968, député communiste, j’ai assisté à la messe à l’occasion du 50ème anniversaire de l’armistice de 1918 en l’église  St Nicolas. Sous ce pontificat, les choses bougeaient dans l’église. Dans les année ’60, la charte économique et sociale de l’épiscopat français est significative, elle conteste fondamentalement ce capitalisme, je cite «  ce qui est remis en cause est le rôle du profit comme but de l’économie ; le pouvoir de décider souverainement sans prendre l’avis des syndicats, des orientations d’une entreprise, le privilège des actionnaires de s’approprier le profit, le bien fondé de la thèse selon laquelle il convient de freiner la croissance des salaires pour assurer l’expansion dans la stabilité »… (Souligné par moi).

Voilà une citation qui conserve toute sa valeur et qui connaît même un regain d’intérêt en 2013.

Les pertinences plus que jamais d’actualité de ces propos sont fort différents avec l’époque ou l’église a trop souvent protégé l’injustice sociale ne prêchant que la résignation, l’acceptation, l’obéissance au pouvoir établi et la légitime défense des nantis y compris vis-à-vis des dictatures, du moins celles qui ne mettaient pas en cause le système économique et financier.

Avec vous cher AC, espérons que François 1er reprenne ce chemin. Que ces actes soient en concordance avec ses paroles.
Que la gauche, celle qui ne croit pas ou plus au Ciel, comme celle qui y croit se retrouvent sur le terrain des luttes sociales.

Ensemble faisons ce bout de chemin, en apprenant à mieux nous connaître et peut être que cela aidera à résoudre ensemble les problèmes sociétales.

La vie à l’intérieur de l’église c’est l’affaire des croyants, elle mérite le respect sans pour autant interférer ou imposer sur la société.
Peut on aussi espérer que le choix d’un pape argentin n’a pas pour mission d’endiguer l’évolution à gauche des peuples d’Amérique du Sud. Je lui laisse là aussi, le bénéfice du doute, en lui souhaitant bonne route.

A méditer : n’est ce pas Saint Ambroise qui disait « c’est la nature qui a créé le communisme et c’est la violence qui a créé la propriété privée ».

Et Saint Augustin : « la propriété privée provoque les dissensions, les guerres, les insurrections, , les meurtres, les péchés… »

 

 

COMMENT ON PEUT « TRONQUER » L’HISTOIRE.

Mémoire/Histoire/Jean-Marie Chauvier

STALINGRAD 1943 – BRUXELLES 2013

 

Le hasard veut  que ce 23 février est le jour anniversaire de la fondation en 1918 de l’Armée Rouge des Ouvriers et des Paysans, le nom que porta l’Armée soviétique jusqu’à Stalingrad. On le célèbre toujours en Russie comme fête des défenseurs de la patrie, et de petits plaisantins la rebaptisent « fête des hommes » en complémentarité avec la fête des femmes qui a lieu le 8 mars !

Il y a quelques jours dans une librairie, j’ai découvert une BD sur la deuxième guerre mondiale destinée à  des adolescents.

La couverture était illustrée par un grand débarquement de soldats américains. La guerre hitlérienne contre l’Union soviétique était traitée comme un aspect parmi d’autres. La capitulation allemande signalée était celle du 7 mai à Reims, et non celle du 9 mai à Berlin, au siège du QG soviétique, qui mit réellement fin à tous les combats.

Ces choix d’enseignement ne sont pas innocents, ils participent d’une guerre idéologique que le lecteur – enseignant, parent ou élève- n’est généralement pas en mesure de déceler, d’autant que cette réécriture de l’histoire correspond à ce qui en est largement propagé dans les médias. C’est ce qu’on appelle « la guerre des mémoires ». Mémoires des peuples, mais aussi mémoires construites par les états.

 

Ainsi, glorieusement célébrée en Russie et dans d’autres pays de l’Est : la mémoire de la bataille de Stalingrad, d’août 1942 à février 1943, grand tournant de la guerre, de la bataille de Koursk en juillet 1943, décisive dans la compétition entre techniques militaires allemande et soviétique, la mémoire  de la Victoire alliée sur le fascisme en 1945 .

Cette mémoire, également célébrée chez nous à la libération, ne l’est plus désormais, et l’antifascisme n’est plus au goût du jour.

Comment expliquer ce divorce des mémoires ?

On peut relever au moins trois raisons.

La première raison, c’est qu’on n’a pas vécu la même guerre. L’occupation et les violences nazies que nous avons subies sont sans commune mesure avec la guerre d’anéantissement et de génocide perpétrée à l’Est par l’Allemagne nazie et ses alliés.

L’anéantissement  des états procédait de l’objectif même de cette guerre à l’Est. Il était d’ordre colonial, dans le prolongement des guerres impérialistes. Le General Plan Ost  élaboré par les experts scientifiques allemands prévoyait le nettoyage de la Pologne, de l’Ukraine, de la Biélorussie, de la Russie européenne pour y installer des colons de race blanche afin d’y édifier une économie moderne sur le modèle européen. C’était une entreprise de civilisation, au sens colonial. Les dirigeants nazis envisageaient pour l’URSS trente millions de morts et trente à cinquante millions de déportés vers la Sibérie. S’y ajoutait la logique racialiste qui impliquait l’élimination des Juifs, des Tsiganes, des malades mentaux, d’une partie des Untermenschen slaves. Fin 1941 déjà, après six mois d’invasion hitlérienne, 900.000 Juifs étaient génocidés par fusillades – femmes, enfants, vieillards compris- et, selon des historiens allemands, deux millions de prisonniers de guerre soviétiques exterminés.

Le bilan de cette guerre pour l’URSS a été de 26 à 27 millions de vies humaines perdues, dont une dizaine de millions de civils dans les territoires occupés et huit à dix millions de soldats, dont 3, 5 millions de prisonniers de guerre exterminés par la faim et les fusillades.  Une partie de ces victimes l’ont été, également, des répressions et des déportations staliniennes juste avant et juste après la guerre.

Le grand affrontement entre les blocs de l’Axe et de la Coalition anti-hitlérienne s’est, il est vrai, compliqué au gré de conflits exprimant d’autres clivages et les tensions existant au sein de cette Coalition « contre nature ». Ainsi, les guerres civiles qui ont déchiré Polonais, Ukrainiens, Biélorusses, Caucasiens, et plus largement encore la Yougoslavie, la Grèce, dans ce dernier cas, les forces britanniques oeuvrant à l’écrasement de la résistance communiste.

Prémices de la guerre froide : les services secrets américains et britanniques exflitraient vers les Amériques ou vers leurs centres de propagande et d’espionnage en Allemagne de l’Ouest, nombre de cadres nazis, comme le Réseau Gehlen,  de  Waffen SS et de collaborateurs, notamment  baltes et ukrainiens.

Il y a une deuxième raison au divorce des mémoires.  C’est qu’à l’Est comme à l’Ouest, les puissances, les états, et spécialement les nouveaux états post-soviétiques se construisent des mémoires collectives, des histoires officielles de nature à légitimer les pouvoirs en place. C’est ainsi que les dirigeants actuels de la Russie, même anticommunistes, vont chercher dans le passé des victoires soviétiques, entre autres, des occasions de renouer avec des sentiments populaires durement affectés par l’effondrement de l’Union et les ravages  du capitalisme de choc. Dans nos pays de l’Ouest, sous hégémonie américaine, il n’est pas ou plus politiquement correct de reconnaître le rôle décisif des « rouges » dans la défaite du nazisme. Alors, plutôt que de valoriser les  combats de Stalingrad et Koursk, en 1942-43, on met en relief le débarquement anglo-américain en Normandie du 6 juin 1944. Les Etats-Unis ouvraient heureusement le second front qui allait permettre de libérer nos pays, mais l’Union soviétique, sur le premier front depuis juin 1941, avait déjà défait la machine de guerre fasciste aux trois quarts concentrée sur ce front de l’Est.  C’est l’Armée Rouge qui a permis la libération de l’Europe, et qu’un terme soit mis au génocide nazi dans les camps d’extermination.

La Russie officielle actuelle  entend  donc tirer gloire de sa Victoire de 1945, fût-elle surtout soviétique et donc, non seulement russe, mais ukrainienne, biélorusse, kazakhe, ouzbèque, géorgienne, arménienne, de tous les peuples soviétiques engagés dans cette lutte, et au nom desquels fut planté sur le Reichstag à Berlin, non point le drapeau national tricolore de l’actuelle Russie, mais le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau, un emblème qu’on cherche à escamoter.

L’Ukraine est aujourdhui partagée entre cette  fidélité au combat soviétique qui fut très majoritairement le sien et la réhabilitation des armées national-fascistes des régions de l’Ouest qui ont plus ou moins collaboré avec l’Allemagne nazie. En Ukraine occidentale, à Lvov, Lviv, comme chaque année le 28 avril, on célébrera la Waffen SS « Galichina », sous l’égide du parti néofasciste au pouvoir « Svoboda ». En Lettonie, on verra défiler le 16 mars, comme chaque année, la Waffen SS « Latvia » et ses sympathisants, et ce, dans une capitale de l’Union Européenne, tolérante sinon complaisante.

On peut, à ce divorce des mémoires, détecter une troisième raison. Ce sont les motifs politiques actuels pour lesquels les classes dirigeantes de nos pays ont intérêt à faire oublier l’histoire des fascismes, des ralliements, des collaborations qu’il a suscités, et surtout des résistances, des rôles clé qu’y ont joué l’Armée Rouge et les résistances populaires armées. Ce révisionnisme est donc rétrospectif – il tend à substituer à la réalité des luttes de l’Europe d’hier le discours lénifiant d’un consensus compassionnel autour des victimes qui met tout le monde d’accord en évacuant tout débat de fond.

Il est aussi d’actualité et géostratégique – il s’agit de disqualifier la Russie, tant pour ses victoires passées que pour son rôle actuel.

L’histoire et la mémoire sont instrumentalisées dans la géostratégie, autant que dans les mythologies destinées à la construction de nouvelles identités nationales.

C’est pourquoi « le devoir de mémoire » auquel nous sommes souvent conviés est aussi régulièrement piégé par ces stratégies.

Il serait encore plus important d’assurer, de nous assurer ainsi qu’aux jeunes générations, le DROIT A L’HISTOIRE.

 

 

Jean-Marie Chauvier