APPEL AUX RHODIENS  » DE BONNE REFLEXION »

L’UDP Le Roeulx souscrit entièrement à cette initiative. Si vous désirez la soutenir, nous vous donnons rendez-vous à la date, endroit et heure indiquées. Nous comptons sur votre mobilisation

Les conseillers UDP de Le Roeulx

Marcel Couteau et Jean-Pierre Duval

Appel à constituer dans la Région du Centre, une plate-forme

Avec les Grecs

Les créanciers de la Grèce (FMI, Commission européenne et BCE) exigent du gouvernement Syriza qu’il continue à appliquer les mesures d’austérité qui ont jusqu’ici plongé le peuple grec dans une crise humanitaire profonde tout en aggravant la dette. Ils refusent que ce gouvernement mette en pratique la politique pour laquelle il a été désigné par une large majorité du Parlement. C’est une ingérence intolérable ; un déni de démocratie ; une atteinte à la souveraineté du peuple.

La solidarité avec les Grecs  s’exprime partout en Europe, y compris en Belgique, car leur résistance nous encourage à résister également aux diktats de la finance et des marchés.

Dans la Région du Centre aussi, une plate-forme de partis, de syndicats et d’associations se construit, sur la base de l’appel du collectif de Bruxelles, pour sensibiliser l’opinion et exprimer son soutien au peuple grec et à son gouvernement.

Des initiatives sont prévues. Une prochaine réunion se tiendra le mardi 18 août 2015 à 19h au Club Achille Chavée, 34, rue Abelville à La Louvière.

Qu’on se le dise !

 

                                   Appel de la Plateforme « Avec les Grecs »

La Grèce est la preuve concrète que les politiques d’austérité et de précarisation ne fonctionnent pas. Six années de coupes budgétaires sans précédent, de désinvestissement dans le secteur public et de politique salariale régressive ont conduit le pays au chaos. L’économie a reculé de 25% par rapport à 2010, la pauvreté a explosé, le taux de chômage est désormais de 26%, un jeune sur deux se retrouve sans travail, les services publics et le système de santé ont été démantelés…

Il faut absolument changer de cap. Poursuivre dans la même voie ne conduirait qu’à aggraver les inégalités et le chômage en Grèce. Or le même danger menace tous les autres pays de l’Union européenne.

Partout, il est donc nécessaire de donner la priorité à l’emploi, au redéploiement économique, via l’investissement public et des politiques de redistribution.

C’est pour réaliser ces tâches que les électeurs grecs viennent d’élire un nouveau gouvernement. Face à l’UE qui refuse de respecter ce choix démocratique, nous devons exprimer notre soutien sans faille au peuple de Grèce et exprimer notre opposition à ceux qui cherchent à lui imposer les mêmes recettes néolibérales : toujours plus d’austérité, toujours plus de chômage, toujours plus d’inégalités. La Grèce ne sortira du piège de l’endettement continu qu’en empruntant une voie qui, notamment, combattra la corruption et les injustices inacceptables du système fiscal.

La Grèce a le droit de rétablir les conventions collectives et le Code du travail démantelés par la Troïka ; la Grèce a le droit de prendre des mesures sociales d’urgence pour combattre la pauvreté et d’arrêter les privatisations ; la Grèce a le droit, comme tous les autres peuples d’Europe, de faire un audit de sa dette publique et d’exiger l’annulation des dettes illégitimes.

Contre le chantage des institutions néolibérales, marquons notre solidarité avec la Grèce, avec les mouvements sociaux, syndicaux et antifascistes – qui nous montrent à quel point des alternatives progressistes sont nécessaires en Europe.

OUI, une autre voie est possible – pour le bien de tous et de toutes, dans une vision de progrès économique et de justice sociale.

Les organisations et collectifs qui voudraient signer cet appel sont priés d’envoyer un message dans l’inbox. Merci!

PREMIERS SIGNATAIRES de la plate-forme bruxelloise :

Alter Summit Belgium, ACIDe, Acteurs des temps présents, D19 20, HART BOVEN HARD, Tout Autre Chose, La Centrale Générale FGTB/ De Algemene Centrale ABVV, ACOD-vrt, CGSP Wallonne, CSC Bruxelles Hal Vilvorde – Priorité aux travailleurs, Mouvement Ouvrier Chrétien, JOC Bruxelles, Métallos MWB-FGTB , Solidaris – Mutualité Socialiste, Cne-Gnc / Centrale nationale des employés , Attac Wallonie-Bruxelles, Attac Vlaanderen, Ander Europa, CADTM Belgique, Intal Globalize Solidarity, Femmes Prévoyantes Socialistes, Fewla, Vrede vzw, ZIN TV , Initiative de Solidarité avec la Grèce qui resiste – Bruxelles , CNAPD asbl, Global Social Justice, Vie Féminine Bruxelles, Allileggya Koinotita, Corporate Europe Observatory, la Plate-forme d’action Santé et Solidarité/Actieplatform Gezondheid en Solidariteit et le Centre Bruxellois de Promotion de la Santé (CBPS), Appel pour une école démocratique (Aped), Syriza Belgique, PTB/PVDA, Ecolo, PSL/LSP, ROOD!, Mouvement VEGA, Comunisti  Belgio (Federazione  Comunista del Belgio), Parti Humaniste (Belgique), LCR / SAP, Ligue Communiste des Travailleurs – Communistische Werkersbond, Parti Communiste, Vonk/Révolution, LEEF Herzele, Antarsya Belgique, Bloco d’Esquerda, Die Linke. BO Brüssel ,SEL Belgio , Izquierda Unida – Belgica, écolo j, Comac, Étudiants de Gauche Actifs – EGA, ,…

VOILA LA CONCEPTION DE LA VERITABLE DEMOCRATIE

Voilà ce que le néo-libéralisme veut empêcher….Que les gouvernements respectent la volonté du Peuple.  Et ce à tous les niveaux de pouvoir ( du communal à l’état)  Si nous ne nous réveillons pas maintenant,  il sera trop tard

ALLOCUTION DU PREMIER MINISTRE A. TSIPRAS AU PEUPLE GREC. LA CHOIX AU PEUPLE SOUVERAIN .#RÉFÉRENDUM

Publié le  par 

tsipras1435140842


Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.
La question qui sera posée au référendum dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

Traduction:Vassiliki Papadaki

CE QUE VOS QUOTIDIENS NE DIRONT PAS SUR LA GRECE…..

Document: l’intégralité des propositions grecques à la Commission Européenne

JEUDI, 25 JUIN, 2015
HUMANITE.FR
L’Humanité.fr publie l’intégralité des propositions du gouvernement grec soumises à la Commission Européenne. Ce sont les réformes et projets législatifs que le gouvernement entend entreprendre et mettre en œuvre pour sortir de l’impasse imposée par ses usuriers.

Monsieur le Président,

Vous trouverez ci-joint la proposition complète du gouvernement grec. Ce sont les réformes et projets législatifs que le gouvernement grec va entreprendre et mettre en œuvre avant la fin de l’extension de l’accord cadre d’assistance financière du 20 février 2015. De plus, j’aimerais vous informer du fait que la réponse du gouvernement grec aux exigences des institutions pour couvrir le déficit prévisionnel 2015-2016 a été absolue et complète.

Plus spécifiquement, l’évaluation des institutions a conclu que les mesures fiscales appropriées devraient permettre d’atteindre des objectifs budgétaires équivalents à 1 % du PIB en 2015 et à 2 % du PIB en 2016. Par conséquent, les mesures ci-jointes devraient atteindre 1,5 % du PIB en 2015 et 2,87 % du PIB en 2016.

Les propositions du gouvernement grec aux institutions européennes et au FMI prévoient une augmentation des ressources publiques, uniquement par des mesures paramétriques, à hauteur de 1,51 % du PIB pour 2015 et 2,87 % du PIB pour 2016.

En parallèle, les marges dégagées par les mesures administratives qui sont proposées vont compter, une fois cumulées, pour 0,91 % du PIB en 2015 et 1,31 % du PIB en 2016. Considérant les faits ci-dessus, il est clair qu’il n’y a pas de dérapage fiscal et que les objectifs prescrits ont été dépassés.

Bien cordialement,

Alexis Tsipras.

LES RÉFORMES POUR LA RÉUSSITE DU PROGRAMME ACTUEL ET AU-DELÀ.

Ce document présente un résumé complet des réformes et projets législatifs que le gouvernement grec va entreprendre avant la fin de la prolongation de l’accord-cadre d’assistance financière du 20 février 2015. Il est présenté aux partenaires de la Grèce dans le but de compléter la révision de l’accord actuel avec pour date butoir la fin juin 2015, dans le but que les Grecs et leurs partenaires puissent lancer un nouveau partenariat et ouvrir un nouveau chapitre pour la Grèce qui donne des perspectives au peuple, chez les jeunes et les chômeurs.

Ces propositions de réformes font partie d’une approche intégrée reposant sur trois piliers qui comprennent un nouvel accord financier et un soutien des partenaires européens à la croissance et à l’investissement. Sur le financement, l’achèvement de cette révision va débloquer des financements à court-terme qui permettront au gouvernement grec de respecter ses obligations immédiates et ainsi autoriser une stabilisation de l’économie. Il va aussi conduire à un accord sur le financement à moyen terme qui permettra à la Grèce de regagner durablement un accès au marché.

Ces réformes mettront du temps à porter leurs fruits tandis que la sortie de crise à long terme nécessitera des financements privés, la relance des flux d’investissements exigera un coup de pouce initial. La Grèce doit pouvoir bénéficier des moyens substantiels disponibles grâce au budget de l’UE et de la Banque européenne d’investissement pour soutenir les efforts de réforme et les investissements. Sur la période 2007-2013, la Grèce était éligible à des subventions à hauteur de 38 milliards d’euros, elle doit pouvoir bénéficier du montant restant actuellement sous cette enveloppe. Sur la période 2014–2020, plus de 35 milliards d’euros de fonds européens sont disponibles pour la Grèce. Pour aider à leur absorption, le plan européen d’investissement de la Commission européenne devrait fournir une source d’investissements additionnels ainsi qu’une assistance technique pour que les investisseurs privés ou publics puissent promouvoir et développer des projets fiables et de haute qualité à financer. Ces investissements aideront également l’État grec dans son combat contre la pauvreté, pour l’emploi et dans ses initiatives d’inclusion sociale. Nous comprenons que la Commission européenne est prête à adopter immédiatement un plan de cette nature et nous comptons sur le soutien des autres institutions européennes.

Les actions, législatives ou autres, énumérées ci-dessous, seront entreprises après consultation avec les institutions, dans la fidélité à l’esprit de la déclaration de l’Eurogroupe du 20 février 2015. Le gouvernement grec est prêt à confirmer par un vote au Parlement dans les tout prochains jours son soutien total à l’application de cette série de réformes, dont la nécessaire législation sur la TVA et d’autres mesures nécessaires pour atteindre les objectifs budgétaires fixés.

Affronter la crise sociale et renforcer la justice dans la société

La crise économique a eu un impact sans précédent sur la protection sociale des citoyens grecs. La plus urgente des priorités pour le gouvernement est de fournir un soutien immédiat aux plus vulnérables pour les soulager du poids de la crise économique. Un ensemble de mesures humanitaires sur la nourriture, le logement et l’accès à la santé a déjà été adopté, il est en cours d’application. Permettre aux gens de retourner au travail, éviter l’enracinement du chômage de longue durée relève d’une mission collective. Les autorités, en collaboration avec les partenaires européens, vont initier des mesures pour favoriser la création de 50 000 emplois, en ciblant les jeunes, les femmes, les seniors et les chômeurs de longue durée.

Pour une société plus juste, il faudra que la Grèce améliore son système de protection sociale, avec un filet de sécurité orientant les ressources limitées vers ceux qui en ont le plus besoin. Un régime de revenu minimum garanti ne devrait pas sur le long terme reposer sur la réduction des prestations en nature, notionnelles au revenu réel, sous réserve des règles minimales de cotisation requises (iii), réviser et rationaliser tous les différents systèmes de base (iv), les principaux éléments d’une consolidation des fonds de sécurité sociale (SSFs), y compris toute harmonisation restante des cotisations, des règles de versements des prestations, des règles et des procédures d’un fonds à l’autre (v), l’abolition de la plupart des charges au nom de « tiers » (frais de nuisance) dans le financement des retraites et des compensations en réduisant les prestations ou en augmentant les cotisations aux fonds spécifiques avec effet à partir de [spécifier] ; et (vi) harmoniser les règles des prestations de retraite du fonds agricole (OGA) avec le reste du système de retraite d’une manière proportionnelle (à moins qu’OGA soit fusionné avec d’autres fonds). Cela doit être fait après consultation avec les partenaires sociaux et en plein accord avec les institutions.

La fusion des caisses d’assurance sociale se déroulera en deux phases sur une période de trois ans. En 2015, cette démarche se concentrera sur la fusion des caisses d’assurance sous une seule et même entité, et la première phase de leur fusion opérationnelle se terminera le 31 décembre 2016. L’objectif sera de sécuriser les prochaines réductions de dépenses de fonctionnement grâce à une gestion plus efficace des ressources des caisses, ce qui implique d’équilibrer les besoins entre les fonds les mieux dotés et les moins bien dotés. La codification du droit des assurances s’achèvera dans un futur immédiat et correspondra à l’organisation, plus intégrée, du système de sécurité sociale rénové. Enfin, le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour compenser l’impact budgétaire provoqué par le récent jugement de la Cour constitutionnelle à propos des éléments des retraites de 2012.

Mesures budgétaires paramétriques supplémentaires

Le gouvernement, dans le cadre du budget complémentaire qui doit être adopté en juin 2015, adoptera une série de mesures fiscales paramétriques supplémentaires qui auront un impact durable sur les finances publiques (voir annexe 1 pour une liste des mesures et des recettes). Cela inclura :

• Réduire les dépenses militaires de 200 millions d’euros avec un ensemble d’actions ciblées ;

• Augmenter, en 2015, la contribution de solidarité, dont les taux doivent être progressifs. En septembre 2015, les autorités reverront également l’architecture du Code de l’impôt sur le revenu pour les revenus de 2016, afin d’atteindre plus efficacement la progressivité du système d’impôt sur le revenu, tout en simplifiant le barème du crédit d’impôt sur le revenu ;

• Introduire une réforme du Code de l’impôt sur le revenu, couvrant, entre autres, l’imposition du capital, les instruments de placement, les agriculteurs et les travailleurs indépendants ;

• Augmenter l’impôt sur les sociétés de 26 % à 29 % en 2016 ;

• Pour des raisons de justice sociale, aucune mesure ponctuelle supplémentaire pour atteindre les objectifs budgétaires ne devrait peser sur les pauvres. En ce sens, la taxe spéciale sur les bénéfices des sociétés supérieurs à 500 000 euros devrait s’établir à 12 % comme une mesure ponctuelle pour répondre à l’objectif budgétaire pour 2015 ;

• Introduire une taxe sur les publicités à la télévision, et un appel d’offres public international sera publié pour l’acquisition de licences de télévision en échange d’une redevance pour l’acquisition et l’utilisation des fréquences concernées ;

• Étendre la mise en œuvre de la taxe sur les produits de luxe, sur les bateaux de plaisance de plus de 10 mètres et l’augmentation de son taux de 10 à 13 %, avec une entrée en vigueur à partir de la collecte de l’impôt sur le revenu 2014 et au-delà ;

• En cas de révision de la valeur de la propriété foncière dans une zone, ajuster les taux de l’impôt foncier si nécessaire pour préserver les revenus 2015 et 2016 de l’impôt foncier à 2,65 milliards d’euros et ajuster la taxe alternative minimum sur le revenu individuel ;

• Renforcer la collecte de la TVA faisant l’objet de fraude carrousel notamment par l’application de mesures de lutte contre la fraude. Les autorités présenteront une demande au comité TVA de l’UE et prépareront une évaluation des effets d’un relèvement du seuil de la TVA à 25 000 euros,

• Mettre en place des déductions fiscales spéciales pour les résidents permanents sur les îles grecques dont les niveaux de revenus sont faibles ;

• Promouvoir le recours aux paiements électroniques, en faisant usage des fonds structurels et d’investissement européen pour faciliter l’adoption de ces pratiques ;

• Éliminer la retenue à la source transfrontalière introduite par la loi sur les versements (loi XXXX / 2015) et annuler les récentes modifications au Code de l’impôt sur le revenu dans la loi sur l’administration publique ( loi XXXX / 2015) , y compris le traitement spécial du revenu agricole ;
• Le gouvernement mettra en œuvre la fiscalité sur le produit brut des jeux (PBJ), avec une taxe de 30 % sur les machines à sous qui devrait entrer en vigueur pour le second semestre 2015 et en 2016 ;

• Générer des revenus par le biais de la délivrance de licences 4G et 5G et aussi contracter des remises pharmaceutiques.

Les réformes de l’administration fiscale

La capacité de perception des impôts a été entravée par une longue histoire de législation compliquée. Mauvaise administration, ingérence politique et amnisties généreuses, avec une imposition souffrant d’une faiblesse chronique. Pour rompre avec ces pratiques et améliorer la culture de paiement de l’impôt, les autorités veulent :

• Adopter une législation créant un organisme fiscal et douanier indépendant qui sera complètement fonctionnel d’ici la fin juin 2016 ;

• Mettre en œuvre des mesures de lutte contre l’évasion et la fraude fiscale et renforcer l’imposition par l’amélioration des outils de collecte tels que les saisies-arrêts ;

• Modifier la législation sur les versements à l’exclusion de ceux qui ne parviennent pas à s’acquitter de leur dette et réduire les délais de paiement pour ceux qui ont la capacité de payer plus tôt ;

• Combattre la contrebande de carburant, en adoptant des mesures législatives pour localiser les réservoirs de stockage (fixes ou mobiles), qui sont utilisés pour déplacer l’essence de contrebande ;

• Intensifier les contrôles sur les transactions bancaires, avec la mise en œuvre d’un plan combiné pour détecter des dépôts issus de revenus non déclarés de citoyens grecs pour la période 2000-2014 dans les établissements bancaires en Grèce ou à l’étranger, en progressant à partir de septembre 2015 vers l’authentification des impôts impayés et le début de leur recouvrement ;

• Prendre toutes les mesures nécessaires et appropriées en vue de la collecte en temps opportun des catégories de recettes publiques, y compris les amendes pour non-respect du contrôle technique automobile, pour les véhicules non assurés et les prélèvements pour l’utilisation non autorisée de fréquences ;

• Promulguer des dispositions immédiates pour percevoir les impôts dus sur des biens non déclarés qui seront révélés aux autorités grecques en liaison et en accord avec les autorités des pays où ces montants sont déposés par les citoyens grecs ;

• Adopter des mesures pour restructurer le cadre juridique existant du recouvrement de l’impôt, y compris en modifiant la législation actuelle afin de fournir à l’administration fiscale la possibilité de planifier ses priorités en matière de contrôle fiscal sur la base de l’analyse des risques et non pas, comme c’est le cas actuellement, sur la base de l’année d’ancienneté (c-à-d. l’année de radiation). L’option de radier les vieilles créances irrécouvrables sera mise en place par la loi pour faciliter le contrôle de ces cas les plus susceptibles de produire des revenus ;

• Laisser la possibilité d’un règlement administratif des cas qui n’ont pas encore été examinés par les tribunaux et sont pendants à différentes étapes d’une procédure administrative ou judiciaire en vue de finaliser irrévocablement le montant de la dette et à authentifier et collecter immédiatement.

Gestion des finances publiques

Les autorités s’engagent à poursuivre les réformes qui visent à améliorer les contrôles du processus budgétaire et des dépenses, l’apurement des arriérés, et le renforcement des rapports de gestion budgétaire et de trésorerie. Les autorités adopteront encore des réformes des codes de l’impôt sur le revenu et des procédures fiscales, avec l’introduction d’une nouvelle loi pénale sur l’évasion fiscale et la fraude.

La deuxième phase des amendements à la loi organique relative aux lois de finances sera adoptée immédiatement afin que la Cour des comptes limite les audits ex ante, à condition qu’un mécanisme ex ante efficace pour les audits soit mis en place.

Le Conseil fiscal sera pleinement opérationnel.

Les autorités présenteront un plan pour procéder à l’apurement des arriérés, aux remboursements d’impôt et au traitement des demandes de pension d’ici à la fin 2016. Le gouvernement fera en sorte que les cotisations de sécurité sociale inscrites au budget soient transférées des fonds de sécurité sociale aux fonds de santé et aux hôpitaux de manière à éliminer le stock des arriérés liés à la santé.

Sur les soins de santé, un certain nombre de mesures seront prises immédiatement pour : (i) rétablir la pleine prescription en dénomination commune internationale (DCI), sans exceptions ; (ii) réduire le prix de tous les médicaments hors brevet et de tous les génériques du prix du brevet, en abrogeant la clause d’antériorité pour les produits médicaux qui étaient déjà sur le marché en 2012 ; (iii) examiner et limiter les prix des tests de diagnostic pour mettre les dépenses structurelles en conformité avec les objectifs de recouvrement ; (iv) collecter complètement le recouvrement 2014 pour les cliniques privées, les diagnostics et les produits pharmaceutiques, et étendre les plafonds de recouvrement de 2015 à 2016.

Préserver la stabilité financière

Toutes les actions politiques nécessaires seront prises pour préserver la stabilité financière globale et les autorités restent déterminées à préserver suffisamment de liquidités dans le système bancaire en conformité avec les règles de l’Eurosystème, y compris par la présentation trimestrielle des plans de financement à la Banque de Grèce pour assurer le suivi et l’évaluation continue.

La gestion privée des banques grecques sera respectée, et le gouvernement n’interviendra pas dans le processus décisionnel et dans la gestion au jour le jour des banques, qui continueront à fonctionner selon les principes du marché. Les administrateurs et les hauts cadres des banques seront nommés selon le cadre existant et en conformité avec la législation de l’UE et les meilleures pratiques internationales, en tenant compte des règles spécifiques de la loi sur le Fonds hellénique de stabilité financière en ce qui concerne les droits des actionnaires privés qui ont participé à des augmentations de capital des banques dans ce cadre. L’indépendance du Fonds hellénique de stabilité financière sera pleinement respectée. Aucune décision de politique budgétaire qui porterait atteinte à la solvabilité des banques ne sera prise.

Les autorités grecques vont légiférer sur le cadre de l’insolvabilité des entreprises et des ménages, avec des réformes l’harmonisant avec les bonnes pratiques internationales ; elles introduiront une profession d’administrateur judiciaire, non limitée à une profession spécifique, en conformité avec une bonne expérience transfrontalière ; elles modifieront la loi sur les règlements à l’amiable et développeront une stratégie globale pour le système financier.

Cette stratégie visera le retour des banques à la pleine propriété privée en attirant des investisseurs internationaux et l’achèvement à moyen terme d’un modèle de financement durable. Les autorités vont continuer à développer et à mettre en œuvre rapidement une stratégie globale pour traiter la question des prêts irrécouvrables, en s’appuyant sur l’expertise de conseils stratégiques externes tant pour le développement de la stratégie que pour sa mise en œuvre. Elle comprendra également la création d’un filet de sécurité sociale, avec des mesures de soutien pour les débiteurs les plus vulnérables (notamment un moratoire temporaire sur les ventes aux enchères), en distinguant les emprunteurs volontairement défaillants des débiteurs de bonne foi, en renforçant et en simplifiant les procédures pour traiter à temps les arriérés importants.

Les marchés du travail

Au cours des dernières années, des changements importants ont été apportés aux institutions du marché du travail grec et aux systèmes de négociation salariale. Les autorités grecques se sont engagées à réaliser mettre en œuvre les meilleures pratiques de l’UE en matière de législation du marché du travail, par un dialogue constructif entre les partenaires sociaux. Cette approche ne doit pas seulement réaliser l’équilibre entre flexibilité et équité pour les salariés et les employeurs, elle doit aussi prendre en considération le nombre très élevé de chômeurs. Ceci peut être réalisé par la modernisation de la législation, à travers un processus de consultation des partenaires sociaux et en tirant profit du travail de think tanks ainsi que de celui d’organisations internationales telles que l’OCDE et l’OIT.

Les autorités examineront à travers un processus de consultation, les cadres existants pour la négociation collective et les relations au travail, en tenant compte des meilleures pratiques ailleurs en Europe. Des organisations internationales, y compris l’OIT, pourront contribuer à cet examen. En outre, les autorités prendront des mesures pour lutter contre le travail non déclaré dans le but de renforcer la compétitivité des entreprises et de protéger les travailleurs ainsi que les recettes fiscales et de sécurité sociale.

Les marchés de produits

Des marchés plus ouverts sont essentiels pour améliorer l’équité sociale en réduisant les comportements rentiers et les monopoles, qui se traduisent par des prix plus élevés et des niveaux de vie inférieurs. Les autorités vont intensifier leurs efforts pour mener à bien les principales initiatives et propositions de réforme, en misant sur l’expertise technique des institutions, y compris l’OCDE et la Banque mondiale. Les autorités devront légiférer pour :

• Mettre en œuvre les outils révisés de l’OCDE qui, faisant suite aux travaux de l’OCDE en collaboration avec les autorités grecques, comprendront une diversité de marchés de produits et d’autres domaines de réformes structurelles ;

• Ouvrir les professions réglementées et libéraliser les marchés spécifiques, y compris ceux des locations touristiques et du transport par ferry ;

• Éliminer certains frais de nuisance que les entreprises et les particuliers sont appelés à payer et qui sont disproportionnés par rapport au service qu’ils reçoivent ;

• Réduire les formalités administratives, y compris sur les exigences d’octroi de licences horizontales pour les investissements et les activités à faible risque, en collaboration avec la Banque mondiale, établir un comité pour la préparation de la législation.

La réforme des retraites

Les réformes des retraites de 2010 et 2012 ont partiellement amélioré la durabilité du système de retraites, qui était auparavant fragmenté, coûteux et basé sur des charges insoutenables renvoyées aux générations futures. Mais au-delà, des mesures beaucoup plus ambitieuses et courageuses sont requises pour compléter ces réformes et lutter contre les risques que les conséquences de la crise font peser sur le système de retraites, avec la chute des cotisations liée aux niveaux élevés de chômage, tandis que la pression des dépenses devient plus forte, de nombreux citoyens optant pour une retraite anticipée. Pour répondre à ces questions, les autorités se sont engagées à procéder à des réformes en deux phases.

Un premier paquet de mesures sera adopté immédiatement, visant 1,05 % du PIB en économies additionnelles par an d’ici à 2016. L’impact budgétaire des mesures énumérées ci-dessous passera à 1,1 % du PIB en 2017. Avec ces objectifs, les autorités vont:

• Adopter une législation pour créer de fortes contre-incitations à la retraite anticipée en ajustant les pénalités pour retraite anticipée et en éliminant progressivement la possibilité de partir avant l’âge légal de la retraite et les voies de départ anticipé à la retraite, dispositions applicables à tous ceux qui prennent leur retraite (sauf pour les professions pénibles, les mères avec des enfants handicapés et d’autres catégories très spécifiques) après le 1er janvier 2016. Grâce à un décret immédiatement mis en œuvre, des dispositions seront prises pour l’adaptation progressive de règles de retraite anticipée telles que d’ici 2025 le plus jeune âge de départ à la retraite soit de 67 ans, tout en préservant les droits acquis. Les retraits du fonds d’assurance sociale feront encourir une pénalité pour la période de prolongation de l’âge de la retraite équivalente à 10 points de pourcentage au-dessus de la peine actuelle de 6 % ;

• Intégrer tous les fonds de pension complémentaires dans le Fonds unifié d’assurances complémentaires ;

• Mieux cibler les pensions sociales en augmentant les pensions agricoles des retraités non assurés et réorienter ainsi les ressources vers ceux qui en ont besoin ;

• Remplacer progressivement l’allocation de solidarité pour les pensions, entre 2018 et 2020. Cette réforme sera liée à la deuxième phase de la réforme des retraites prévue en septembre 2015 et pourra bénéficier du réexamen prévu du système de protection sociale, lorsque la dotation de solidarité est remplacée par un cadre approprié qui fournit un soutien ciblé à des retraités qui en ont besoin

• Augmenter la contribution santé des retraités à 5 % en moyenne, en tenant compte de la capacité de payer. Cela devrait également concerner les retraites complémentaires ;

• Augmenter les cotisations de santé pour les retraites complémentaires de 0 % à 5 % ;

• Augmenter le taux de cotisation de sécurité sociale pour les fonds supplémentaires de 3 % à 3,5 % ;

• Accroître la contribution des pensions principales de 3,9 % – IKA (niveau précédent).

Pour compléter l’ensemble, les autorités vont, dans la deuxième phase des réformes, établir, à partir d’octobre 2015, un lien plus étroit entre cotisations et bénéfices dans le cadre de l’intégration et du financement tripartite des fonds exceptionnels. Dans la conception de ces réformes, le gouvernement fera en sorte que le fardeau de l’ajustement soit juste, pour protéger les ménages les plus vulnérables tout en évitant des charges excessives sur les générations futures, et favorisera l’établissement d’un lien clair entre les cotisations et les droits de manière à inciter au travail déclaré et à prolonger la vie active. À cette fin, les autorités, se fondant sur une étude actuarielle et en collaboration avec le Groupe de travail de l’UE sur le vieillissement, va légiférer :( i) sur une conception spécifique et des améliorations paramétriques pour établir un lien étroit entre cotisations et prestations ; (ii) sur l’élargissement et la modernisation de la base de cotisation et de pension pour tous les travailleurs indépendants, y compris par la commutation à partir de laquelle la Grèce dépense actuellement bien moins que la moyenne européenne. Les autorités prévoient de bénéficier de l’assistance technique fournie par des organisations internationales.

Des finances publiques durables qui soutiennent la croissance et l’emploi

Les finances publiques ont maintenant une assise plus durable que durant la période pré-crise, bien que la situation budgétaire se soit détériorée au cours des derniers mois en raison des incertitudes. Cette consolidation a exigé, cependant, une réduction dramatique des investissements et des services publics essentiels, qui devront se relever progressivement afin de soutenir le potentiel de croissance. En outre, le fardeau de l’ajustement budgétaire a pesé plus lourd sur certains groupes, en particulier les travailleurs. Cela sera corrigé par l’élargissement de l’assiette fiscale, la suppression des échappatoires et des exemptions qui ont dispensé certains groupes de porter une part équitable du fardeau de l’ajustement.

Les autorités grecques s’engagent à assurer des finances publiques viables et durables et des excédents primaires à moyen terme qui permettront de réduire la dette régulièrement, en conformité avec les excédents primaires d’autres économies de la zone euro dont les niveaux d’endettement public sont élevés. La trajectoire des objectifs budgétaires est compatible avec les taux de croissance attendus de l’économie grecque, qui se remet de sa pire récession enregistrée. Pour démontrer son engagement en faveur de politiques budgétaires crédibles, les autorités grecques :

• à compter du 1er juillet, adopteront un budget complémentaire pour 2015 et une stratégie budgétaire à moyen terme 2016-19, soutenue par un ensemble de mesures évaluables et crédibles ;

• poursuivront une nouvelle trajectoire budgétaire fondée sur un excédent primaire de 1, 2, 3 et 3,5 % du PIB respectivement en 2015, 2016, 2017 et 2018 ;

• fonderont leur stratégie budgétaire sur les mesures paramétriques qui équivalent à quelque 2,87 points de PIB d’ici à 2016, dont 0,74  point du PIB proviendrait d’une simplification importante du système de la TVA et 1,05 % du PIB proviendrait d’une réforme structurelle des retraites. Un paquet supplémentaire de mesures paramétriques fourniront 1,08 % du PIB, y compris les réformes attendues depuis longtemps pour combler les lacunes du système fiscal et réduire les dépenses sur des postes comme la défense, où de nouvelles économies sont encore possibles.

Ces mesures paramétriques seront soutenues par un large éventail de mesures administratives visant à combler les failles dans la collecte de l’impôt : ces mesures mettront du temps à porter leurs fruits, mais offriront un rendement financier significatif à l’avenir.

Réformes de la TVA

La Grèce dispose d’un système de TVA très fragmenté. Dans le cadre de leur engagement à améliorer la collecte de la TVA, les autorités devront adopter des lois modifiant les paramètres pour élargir considérablement la base de l’impôt à un taux standard de 23 %. Reflétant le besoin de protéger le revenu disponible des ménages à faibles et moyens revenus, un taux réduit de 13 % sera appliqué à un ensemble limité de produits incluant l’énergie, les aliments de base, la restauration et, pour des raisons de compétitivité, l’hôtellerie. Il y aura également un taux super-réduit de 6 % sur les produits médicaux et les livres. Dans le cadre des efforts visant à favoriser l’équité, la réforme permettra d’éliminer les réductions, y compris sur les îles, et de rationaliser les exemptions. Ces modifications législatives de paramètres vont générer un rendement financier annuel de 0,74 % du PIB et seront combinées à des mesures administratives pour combattre la fraude et accroître la conformité.

Privatisations

Les autorités grecques se sont engagées à approuver et à procéder à un ambitieux programme de privatisations. La politique de privatisations et l’utilisation des biens publics et privés seront soumises aux conditions suivantes :

• Un niveau minimum d’investissement pour chaque privatisation ;

• La protection des droits du travail ;

• Des engagements afin d’assurer des avantages aux économies sociales locales ;

• La participation publique (probablement une minorité) significative dans le capital ;

• La protection de l’environnement naturel et du patrimoine culturel.

Les objectifs annuels (à l’exclusion des actions bancaires) pour 2015, 2016 et 2017 sont respectivement de 1,4 milliard d’euros, 3,7 milliards d’euros et 1,2 milliard d’euros. Parmi les autres mesures, les autorités prendront des mesures irréversibles immédiates pour la vente d’aéroports régionaux [des terrains de l’ancien aéroport d’Hellinikon], pour finaliser les termes de la vente des ports du Pirée et de Thessalonique et de l’opérateur ferroviaire, et pour avancer sur l’offre de concession de l’aéroport international d’Athènes. Pour les projets immobiliers, le Fonds de développement des avoirs de la République hellénique fixera des objectifs annuels compatibles avec l’objectif global de recettes de privatisation.

Énergie

Les autorités vont adopter la réforme du marché du gaz et sa feuille de route spécifique, et la mise en œuvre devrait suivre. Elles adopteront et mettront en œuvre la réforme des paiements de capacité et d’autres règles du marché de l’électricité, reverront les tarifs de PPC [la Compagnie publique d’électricité] en fonction des coûts et notifieront les produits de la nouvelle organisation du marché de l’électricité. Les autorités vont également continuer la mise en œuvre de la feuille de route pour le modèle cible de l’UE dans le marché de l’électricité conformément aux règles de l’UE sur le dégroupage, et en prenant toutes les mesures possibles pour accroître la concurrence dans la production et la promotion de l’investissement.

Les autorités devront préparer un cadre pour le soutien aux énergies renouvelables et pour revoir la fiscalité de l’énergie. Les autorités devront apurer les arriérés du secteur public de PPC et renforcer l’indépendance financière et opérationnelle de l’organisme de réglementation de l’électricité. Les autorités vont introduire un nouveau régime pour le développement de projets de sources d’énergies renouvelables (SER) et pour la mise en œuvre de projets d’efficacité énergétique. Le gouvernement présentera une loi de ratification de la directive 27/2012 sur l’efficacité énergétique et introduira un nouveau plan pour la mise à niveau des réseaux d’électricité afin d’améliorer les performances, améliorer l’interopérabilité et réduire les coûts pour toutes les catégories de consommateurs.

Administration publique

Les autorités devront adopter une législation pour une réforme de la grille salariale unifiée à compter du 1er janvier 2016, en conformité avec les objectifs de la masse salariale convenus, y compris la décompression de la distribution des salaires dans le cadre de la compétence, la performance et la responsabilité du personnel. Des actes législatifs secondaires sont nécessaires pour mettre en œuvre la nouvelle grille des salaires unifiée, avec un point de départ garanti des salaires de chaque employé à partir du 31/12/2014, et une législation visant à rationaliser les grilles de salaires spécialisés sera adoptée d’ici fin novembre 2015. Les autorités définiront un kit de plafond des salaires dans les nouveaux MTFS, et le niveau de l’emploi public sera compatible avec la réalisation des objectifs budgétaires et la trajectoire décroissante de la masse salariale par rapport au PIB jusqu’en 2019. Ils aligneront les avantages non salariaux dans l’administration publique avec les meilleures pratiques de l’UE.

Les autorités vont examiner et mettre en œuvre la législation pour les responsables de recrutement et l’évaluation du rendement de tous les employés, et compléter l’embauche de nouveaux responsables de recrutement d’ici à la fin de l’année. Ils vont continuer à identifier les cas passés d’embauches illégales et d’injonctions temporaires, et prendre des mesures appropriées.

Justice

Les autorités vont légiférer et mettre en œuvre le nouveau Code de procédure civile en accord avec les institutions. Elles vont proposer de nouvelles mesures pour réduire l’arriéré des affaires dans les tribunaux administratifs. Les autorités continueront aussi à travailler en étroite collaboration avec les institutions européennes et l’assistance technique sur la modernisation du système judiciaire, y compris par des initiatives dans le domaine du e-gouvernement (e-justice), de la médiation et des statistiques judiciaires.

Lutte contre la corruption

Les autorités vont examiner et présenter un nouveau plan stratégique contre la corruption (transparence) à la fin juillet. À cette fin, elles ont mis en place un groupe de travail avec la participation de représentants du ministère de la Justice et du secrétariat général pour la lutte contre la corruption.

Les autorités vont modifier et mettre en œuvre le cadre juridique de la déclaration de patrimoine et du financement de l’intervention politique dans des cas individuels. Elles devront également assurer une bonne coordination et le partage d’informations entre les organes d’enquête par un organe de coordination entre les procureurs des finances et les procureurs anti-corruption.

Statistiques : Les autorités grecques devront adopter une législation pour renforcer la gouvernance et l’indépendance d’ELSTAT, et assurer son bon accès aux données administratives.

 

ANNEXE 1

Mesures fiscales 2015/2016

Mesures analytiques paramétriques / GrGov

TVA: 0,38 % / 0,74 %

Réforme de la TVA : 680/1360

PENSIONS: 0,37 % / 1,05 %

Restrictions des retraites anticipées (comptabilité d’exercice) : 60/300

Augmentation de la contribution pour les retraites principales de 3,9 % – IKA (niveau de l’année précédente): 350/800

Augmentation des cotisations de santé pour les retraités de 4 % à 5 % – principale : 135/270

Augmentation des cotisations de santé pour les retraités de 0 % à 5 % – complémentaire : 0/240

Augmentation de la contribution de fonds supplémentaires de 3 % à 3,5 % : 120/250

ENTREPRISES & IMPÔT : 0,66 % / 0,58 »%

Taxe spéciale de 12 »% sur les bénéfices des sociétés au-dessus de 0,5 million : 945/405

Augmentation de l’impôt sur le revenu des sociétés de 26 % à 29 % : 0/410

Augmentation du taux de contribution de solidarité au PIT : 220/250

Autres mesures : 0,10 % / 0,50 %

Dépenses de défense : 0/200

Taxe sur la publicité : 100/100

Augmentation de la taxe sur les produits de luxe, y compris yachts privés : 47/47

ALV : 35/225

Licences 4G et 5G : 0/350

Mesures paramétriques : 2692/5207

% PIB : 1,51 % / 2,87 %

AUJOURD’HUI 13H30 RV à Bruxelles Bd de L ‘Imperatrice

Aider, faire respecter le choix démocratique du Peuple grec pour une autre politique que celle imposée par les banques et milieux d’affaires qui paupérisent les peuples européens, c’est aussi nous aider.

Les mêmes politiques produisent les mêmes effets.

Hier, nous étions tous  » Charlie », aujourd’hui, soyons tous  » Grecs »

 

UDP  Le Roeulx

Michel Collon Les Etats-Unis mènent une guerre non déclarée……….

Un drapeau américain© Gene Blevins Source: Reuters
Un drapeau américain

La liberté d’expression, Dieudonné, les attentats de Charlie Hebdo, mais aussi le monde unipolaire en passe de devenir multipolaire, autant de questions auxquelles l’essayiste belge Michel Collon a accepté de répondre.

 

RT France : En France, quels sont les sujets qui font partie d’un consensus politique et médiatique et quels sont les sujets tabous ?

Michel Collon : On n’a pas le droit de dire que les Etats-Unis ont utilisé le terrorisme pour renverser toute une série de gouvernements qui ne leur plaisaient pas : Afghanistan, Yougoslavie, Libye, Syrie, Ukraine… On n’a pas le droit de dire qu’Israël est fondé sur le nettoyage ethnique de 1948 et que son régime est maintenant fondé sur un apartheid de fait. Tout cela ne peut pas être dit sinon on se fait traiter d’antisémite, de négationniste, de complotiste. En fait les médias français refusent le débat. On parle de liberté d’expression mais elle est limitée à ceux qui acceptent le système. Eux ont le droit de discuter sur le «comment» des choses mais ils ne discutent jamais sur le «pourquoi» : pourquoi autant de guerres menées par les Occidentaux sur la planète ? Pourquoi autant de faim dans le monde alors que les multinationales sont de plus en plus riches ?

RT France : Que risque celui qui n’entre pas dans ce consensus ?

Michel Collon : L’exclusion, le boycott, le plaquage d’étiquette : complotiste, amis des dictateurs, etc.. mais en général c’est la loi du silence, c’est l’omerta totale.

RT France : Que pensez-vous du fait que certains spectacles de Dieudonné sont interdits préventivement par crainte de troubles à l’ordre public ?

Michel Collon : Quoi qu’on pense de Dieudonné, et j’estime pour ma part qu’il a suivi une évolution regrettable en s’alliant à des gens d’extrême-droite, il faut quand même appliquer la liberté d’expression. Quand le gouvernement français tente d’interdire préventivement des spectacles, il viole la constitution. Vous ne pouvez pas accorder la liberté d’expression aux opinions qui vous plaisent et l’interdire à celles qui vous déplaisent. Si un délit est commis lors d’un spectacle, il y a des tribunaux qui pourront en juger. Mais interdire de façon préventive est un autre nom pour la censure. Ce n’est pas à l’Etat à nous dire quelle est la vérité, qu’elle soit historique ou politique.

RT France : Après les attentats contre Charlie Hebdo et l’hyper-casher, un débat en France avait eu lieu sur la liberté d’expression. Qu’en avez-vous pensé ?

Michel Collon: Les termes de ce débat ont été mal posés. On a eu la fiction d’une union nationale autour de grandes valeurs qu’il aurait fallu défendre sans se poser de questions. Or la manifestation du 11 janvier a été convoquée par le gouvernement et a été ternie par la présence de dictateurs. On a pu également voir aux côtés de François Hollande, Benjamin Nétanyahou. Que celui-ci puisse manifester à Paris pour la liberté d’expression alors que quelques mois plus tôt 17 journalistes palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne, cela montre bien que cette manifestation était dans l’hypocrisie et la récupération.

Ensuite, il y a eu de la part de François Hollande toute une opération de marketing politique. Quand il se rend au siège de Charlie Hebdo après l’attentat, il est accompagné non pas de son ministre de l’Intérieur ou de son responsable de la sécurité mais de son chargé de la communication. La seule question qui l’intéressait était de savoir quelle image allait sortir de cette visite. Cela lui a plutôt bien réussi puisque il était alors au plus bas dans les sondages et a récupéré toute une partie de sa popularité, surffant ainsi sur l’indignation légitime de la population française.

Enfin, les participants à la manifestation ont montré qu’il y avait un clivage profond en France. Sociologiquement, les manifestants étaient largement blancs, plutôt âgés, appartenant à la classe supérieure. Ni la classe ouvrière ni les jeunes d’origine immigrée des quartiers populaires n’étaient là. Il y a eu la France «Je suis Charlie» et la France «je ne suis pas Charlie».

RT France : Quelle est votre analyse de ces attentats ?

Michel Collon : Tous les manifestants du 11 janvier étaient là pour condamner ces attentats abominables. Le problème est qu’on a assimilé ces actes à la population musulmane française. Il n’y a eu aucune interrogation sur le fait que les frères Kouachi et Amedy Coulibaly faisaient partie de ces jeunes qu’on appelle «euro-djhadistes» et qui ont été envoyés en Syrie et dans d’autres pays dans une opération organisée par la CIA, financée par l’Arabie saoudite et le Qatar et soutenue par la Turquie. On a organisé et armé des milliers de frères Kouachi, toute une armée de mercenaires, pour faire en Syrie et en Irak exactement ce qu’ils ont fait à Paris. Laurent Fabius avait d’ailleurs déclaré à Marrakech en décembre 2012 : «C’est difficile de désavouer al Nosra en Syrie, car ils font du bon boulot». Al Nosra est la branche d’Al Qaïda en Syrie. Il faut vraiment sortir de la fausse unanimité du 11 janvier et ouvrir un véritable débat, poser les vraies questions, dépasser les étiquettes.

 

 

RT France : Ces attentats auraient donc été le retour de bâton des interventions occidentales au Moyen-Orient ?

Michel Collon : J’ai appelé cela le «retour du boomerang». On ne peut pas déclencher une vague de terrorisme étatique au Moyen-Orient sans qu’il y ait un retour. Les experts, les gens de la communauté musulmane disent qu’il y a énormément d’argent des pétro-dollars, de l’Arabie saoudite surtout, autour des mosquées, des lieux de vie des jeunes en France et en Belgique, mais aussi dans d’autres pays européens. Cet argent sert à accrocher des jeunes un peu perdus. On les manipule en leur disant qu’ils sont persécutés pour la seule raison qu’ils sont musulmans et on les endoctrine au nom d’un prétendu devoir de partir au combat en Syrie. Ils sont endoctrinés dans une version de l’islam qui est réactionnaire, fanatique et qui est la version de l’Arabie saoudite. Mais étonnemment, c’est cette version de l’islam qui est encouragée par les gouvernements des Etats-Unis et de l’Europe qui se prétendent démocratiques. On a provoqué cet euro-djihadisme dont la majorité des victimes sont les populations des pays musulmans et non les pays occidentaux.

RT France : Pourquoi les autorités françaises laissent-elles faire si cette influence de l’Arabie saoudite est si prégnante dans les banlieues françaises ?

Michel Collon: En raison d’une alliance entre l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et l’Europe. Cela avait commencé avec l’Empire britannique qui avait placé au pouvoir la famille des Saoud, alors la tribu la plus réactionnaire et la plus isolée. Redevable envers l’Empire, elle n’a montré aucune indépendance. Les Etats-Unis ont pris le relais et ont noué une alliance lors de la rencontre secrète entre Franklin Roosevelt et le Roi Ibn Saoud (NDLR: Le pacte du Quincy a été scellé le 14 février 1945). Les Etats-Unis garantissaient à la monarchie saoudienne leur protection en échange de l’accès au pétrole.

En Europe occidentale, il y a un grand mécontentement de cette jeunesse issue de l’immigration en raison des discriminations et de l’islamophobie. Tout ce climat se traduit par des actes islamophobes et des violences à l’encontre des femmes voilées. Ces jeunes sont traités comme des sous-citoyens. Toutes ces frustations cumulées permettent que des filières organisées les recrutent grâce à l’argent de l’Arabie saoudite. Ils servent de mercenaires à cette guerre en Syrie ou en Irak à des Etats-Unis qui ne souhaitent pas déployer des troupes au sol. En cela Barack Obama est beaucoup plus malin que George Bush et ne s’est pas lancé dans des aventures hasardeuses. Il utilise maintenant ces jeunes pour semer le chaos et déstabiliser des pays qui lui résistent.

RT France : Que pensez-vous des réactions au livre d’Emmanuel Todd qui a très mal été accueilli par les médias et les politiques ?

Michel Collon : Emmanuel Todd a été victime d’un véritable terrorisme politique et médiatique car il a posé les bonnes questions. Je ne suis pas d’accord avec lui sur tout car je pense qu’il laisse de côté les facteurs internationaux et les liens entre les Etats-Unis et le terrorisme dit islamiste. Il a quand même été courageux et a brisé cette fausse union nationale. Il a montré cette islamophobie et ce climat hystérique qui nous ont empêchés de poser les bonnes questions. Quand on sait que beaucoup de jeunes rejoignent les rangs des djihadistes, pourquoi ne se demande-t-on pas pourquoi une telle fascination pour un mouvement aussi inhumain ? Les frères Kouachi et Amedy Coulibaly n’étaient pas des étrangers mais étaient le produit de la société française. Emmanuel Todd a bien pointé que l’élite française avait faussé le débat. Si on pose bien ce débat, on est obligé de voir le soutien apporté par les Etats-Unis et leurs alliés européens au terrorisme en Syrie, en Libye, en Bosnie, au Kosovo mais aussi en Afghanistan.

Tout a commencé là d’ailleurs. Al-Qaïda a été créé par le conseiller du président Carter, Zbigniew Brzeziński pour renverser le gouvernement afghan et attirer l’URSS dans une guerre semblable à celle du Vietnam. Hillary Clinton a confirmé par la suite cela. Pourquoi les Occidentaux utilisent-ils le terrorisme comme une manière indirecte de faire la guerre ? Ce débat est exclu car les médias seraient aussi décrédibilisés, eux qui nous vendent chaque guerre comme on nous vend un dentifrice ou une voiture. Actuellement ils nous vendent pratiquement une guerre par an.

RT France : Vous parlez dans vos écrits de «mouvement de recolonistaion des Etats unis vers le monde». Qu’entendez-vous par là ?

Michel Collon : Depuis 1989, avec la guerre contre l’Irak puis contre la Yougoslavie, on est entré dans cette phase de reconquête de tout ce qui avait été perdu avec la décolonisation du monde après 1945. Les Etas-Unis sont en déclin économique et politique mais veulent garder leur suprématie sur l’accès aux ressources naturelles. Plus encore, ils tentent de limiter ce déclin en conquérant d’autres ressources. Ils essaient également d’empêcher l’émergence de puissances rivales comme la Chine ou la Russie, voire l’Inde. Toute cette guerre pour le pétrole, le gaz au Moyen-Orient fait partie de cette nouvelle guerre globale non déclarée pour savoir si les Etats-Unis vont rester la super puissance qui domine le monde ou s’ils vont devoir accepter l’émergence d’un monde multipolaire avec une coexistence des systèmes.

RT France : L’annonce faite par l’Otan de sa volonté de stocker des armes lourdes en Europe fait-elle partie de cette entreprise de recolonisation ?

Michel Collon : En 1989, quand Mikhaïl Gorbatchev a accepté la fin du Pacte de Varsovie, James Baker, alors Secrétaire d’Etat américain, lui avait garanti que l’Otan ne s’étendrait pas vers l’Est. Cette parole a été rapidement enterrée. Les Etats-Unis se sont lancés dans une extension de l’Otan vers les pays de l’Est, ce qui a abouti à l’encerclement de la Russie. Cela s’est traduit pas l’installation de bases militaires et par un bouclier anti-missile qui est en fait une arme offensive pour empêcher la Russie de riposter à une éventuelle attaque. Cet encerclement s’est concrétisé par un coup d’Etat et la prise de contrôle de l’Ukraine en utilisant des bandes fascistes. Il est évident que la Russie est un obstacle à la domination du monde car ce pays est une puissance militaire qui a les moyens de résister. Surtout la Russie mène une politique d’alliance avec la Chine. L’axe Moscou-Pékin se concrétise avec l’Organisation de Coopération de Shangaï et les tentatives de mettre sur pied un marché commun et une politique sécuritaire commune. Tout cela vise à construire un front alternatif, ce qui ne plait pas aux Etats-Unis.

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Encore un (e) Bourgmestre MR en action……………

Fermeture manu militari et sans sommation d’ECOTOPIA sur ordre de la bourgmestre d’Esneux Laura IKER (MR)

Posté le 19 juin 2015

À Esneux, en périphérie Liégeoise, le site de l’association ECOTOPIA vient d’être fermé par la police ce jeudi 18 juin 2015, sur ordre de la bourgmestre. Les jardiniers amateurs ou bénévoles, les artistes et jusqu’aux enfants de l’école Montesori ont été expulsés sans préavis et sommés de trouver illico-presto un autre lieu pour leurs activités.

ECOTOPIA n’est pas un terrain vague squatté par quelques marginaux : il s’agit d’un lieu privé occupé par une association ayant pignon sur rue. Toute personne ayant un jour mis les pieds là-bas n’a pu qu’être épaté par ce lieu unique et ce qui s’y passe. Dans un cadre merveilleux, sans subventions, des citoyens construisent là un nouveau monde : une école à pédagogie active centrée sur la nature, des artistes, un GAC (Groupe d’Achat Commun de produits locaux), des jardiniers amateurs, une coopérative (la SCRLFS Les Compagnons de la terre) qui produit en agroécologie, des fêtes, des rencontres, des stages pour enfants : quelle commune ne rêverait pas d’avoir sur son territoire un tel foisonnement, une telle richesse humaine et culturelle ?

Rob Hopkins et Fiona Ward à Ecotopia 3Dans son arrêté de police ordonnant aux ASBL Ecotopia et Montesori de fermer le site dans sa totalité, d’en interdire la fréquentation tant intérieure qu’extérieure, la bourgmestre prétend agir pour protéger les citoyens (« mise en péril de la sécurité publique »), arguant du refus d’une régularisation urbanistique du site. Pour être précis, la bourgmestre note que « l’absence de décision envoyée dans les délais [par l’administration] équivaut à un refus ». Or ce dossier, suivi par Eric Furnemont, architecte mandaté par l’association, est en passe d’être clos (lien vers la lettre de l’architecte Furnemont). Depuis des mois, l’association s’est soumise à toutes les injonctions qui lui ont été faites pour se mettre aux normes ; un dernier et unique petit problème concernait une question d’égouttage entre-temps résolue. Malheureusement, et indépendamment de la volonté de l’association, ce dernier dossier semble avoir traîné entre deux bureaux de la Région Wallonne, occasionnant un refus du permis (absence de décision dans les délais).

Sur le fond, on est en droit de se demander en quoi un problème d’égouttage résolu sur un terrain privé peut bien menacer la sécurité des citoyens d’Esneux au point de pousser la bourgmestre à faire intervenir la police en urgence à peine trois jours avant la grande fête de la Saint Jean, organisée ce dimanche 21 par ECOTOPIA ? Nous restons perplexes face à cette soudaine mise à la rue d’enfants qui jouent et apprennent avec la nature, d’artistes, et de citoyens qui cultivent des légumes bio.

La Ceinture aliment-terre liégeoise tient à marquer son soutien et sa solidarité à l’association ECOTOPIA, à la SCRLFS les Compagnons de la Terre, au GAC de Tilff, aux enseignantes et aux enfants de l’école Montesori, ainsi qu’aux nombreux citoyens d’Esneux et de la région liégeoise qui jusqu’ici pouvaient profiter de ces lieux en toute quiétude.

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HEUREUX AU ROEULX……DE travailler plus longtemps à la Brasserie Friart

Nous vous donnons connaissance ci-dessous d’un échange de vue entre notre brasseur député-bourgmestre à propos de l’augmentation de l’âge des pensions dans le secteur public et le député PtB      Raoul Hédebouw.

SÉANCE PLÉNIÈRE van WOENSDAG 22 APRIL 2015 Namiddag ______ du MERCREDI 22 AVRIL 2015 Après-midi ______ De vergadering wordt geopend om 14.28 uur en voorgezeten door de heer Siegfried Bracke. La séance est ouverte à 14.28 heures et présidée par M. Siegfried Bracke. De voorzitter: De vergadering is geopend. La séance est ouverte. Een reeks mededelingen en besluiten moeten ter kennis gebracht worden van de Kamer. Zij worden op de website van de Kamer en in de bijlage bij het integraal verslag van deze vergadering opgenomen. Une série de communications et de décisions doivent être portées à la connaissance de la Chambre. Elles seront reprises sur le site web de la Chambre et insérées dans l’annexe du compte rendu intégral de cette séance. Aanwezig bij de opening van de vergadering is de minister van de federale regering: Ministre du gouvernement fédéral présent lors de l’ouverture de la séance: Daniel Bacquelaine Berichten van verhindering Excusés Franky Demon, wegens gezondheidsredenen / pour raisons de santé; Wouter Beke, wegens ambtsplicht / pour devoirs de mandat; Barbara Pas, familieaangelegenheden / raisons familiales; Damien Thiéry, Raad van Europa / Conseil de l’Europe. Federale regering / gouvernement fédéral Didier Reynders, Raad van Europa / Conseil de l’Europe. Wetsontwerpen Projets de loi 01 Wetsontwerp houdende bepalingen betreffende de pensioenen van de publieke sector (922/1-9) 01 Projet de loi portant des dispositions concernant les pensions du secteur public (922/1-9) Algemene bespreking Discussion générale

 

 

 

01.48 Raoul Hedebouw (PTB-GO!): Monsieur De Roover, je constate qu’un argument vous ennuie visiblement, puisque vous n’y répondez pas! Et comme vous avez souligné tout à l’heure que mon raisonnement pouvait être intéressant, je vais l’approfondir. On a constaté au fil des ans une augmentation de la productivité: par personne qui travaille aujourd’hui, nous produisons 3,5 à 4 fois plus qu’en 1960. Où est le problème qu’une partie de cette augmentation de richesses soit consacrée aux fonctionnaires que vous voulez faire travailler plus longtemps ou aux travailleurs du secteur privé qui sont épuisés au travail? Pourquoi ne peut-on pas consacrer une partie de cette augmentation de productivité aux plus anciens? C’est là le débat essentiel que vous voulez nous faire voter! Le corollaire de cette question, eu égard aux 600 000 travailleurs sans emploi dans notre pays, est de savoir pourquoi faire travailler nos anciens plus longtemps plutôt que de permettre aux jeunes de commencer leur vie dans le service public, puisque ce sont les lois qui sont soumises aujourd’hui, d’avoir du travail pour les jeunes et du repos pour les plus anciens

. 01.49 Benoît Friart (MR): Je pense que M. Hedebouw n’a pas tout saisi. Nous vivons dans un monde, où la compétitivité est internationale en fonction de la mondialisation. Si nous améliorons certaines choses en Belgique et que les autres les améliorent aussi, nous ne savons pas vraiment en tirer parti. Vous devez en tenir compte.

01.50 Raoul Hedebouw (PTB-GO!): Je suis étonné parce que la compétitivité n’enlève rien à l’augmentation de richesses produites. Vous connaissez très bien votre secteur. Vous savez à quel point le houblon fabrique de la bière qui est très bonne dans notre pays. Vous savez que dans les multinationales, telle InBev – je viens de Jupille, c’est une bière qui me touche plus particulièrement – avec 400 travailleurs, on produit trois fois plus de bière qu’avec 900 travailleurs sur le site de Piedboeuf, donc trois fois plus de bière, soit une augmentation de productivité passant d’un facteur 3 à 4. Je ne vais pas vous inciter à boire trois ou quatre fois plus. La seule question que je pose est de savoir où est la richesse produite, notamment dans ce secteur. Je vais vous le dire: dans la poche des grands brassicoles, comme M. InBev ou M. Brito, qui s’en foutent plein les fouilles! Ce que je propose ici, c’est que cette compétitivité ne change rien au débat de fond. On produit de plus en plus de richesse. Prenons une petite partie de cette richesse pour nos plus anciens!

01.51 Benoît Friart (MR): Ce n’est pas le houblon qui produit la bière, comme vous le dites, c’est le brasseur! Concernant la productivité, nous devons comparer nos économies. Si les économies qui nous entourent augmentent leur productivité également, tout cela revient à un match nul. Il faut que nous puissions tirer un avantage comparatif. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pouvons retirer quelque chose d’une augmentation de la productivité. Mais si la nôtre augmente et que celle de nos voisins augmente aussi, on ne peut retirer aucun avantage comparatif. Or, ce que l’on peut faire comme amélioration en économie, c’est retirer un avantage comparatif. Si on n’en retire pas, on ne peut pas progresser. Il faut tenir compte de cet élément.

01.52 Raoul Hedebouw (PTB-GO!): Monsieur le président, on revoit ici l’économie de base. Cela m’intéresse fortement. Mais je vais vous dire quelques vérités économiques. Toutes ces innovations augmentent réellement la productivité. On produit de plus en plus de bière. Et arrêtez de me parler de la concurrence internationale! On ne fait pas venir la bière de Chine ni d’Inde. Vous savez très bien que la bière s’exporte dans un rayon de maximum 150 à 200 km. Vous savez très bien que toutes les augmentations de productivité ne servent qu’à une seule chose: enrichir les actionnaires principaux. Ensuite, quand vous parlez du terme noble des brasseurs, de qui parle-t-on? Les brasseurs, ce sont tous les travailleurs de votre secteur qui, aujourd’hui, ont des horaires 6-2, 2-10, de nuit, et qui sont fatigués de travailler dans les brasseries de Belgique. Vous allez leur demander de travailler de cinq à six ans de plus alors qu’ils sont fatigués de travailler dans vos brasseries! Je trouve cela fondamentalement injuste. Je trouve qu’effectivement dans votre secteur, on ferait mieux d’aller chercher un petit peu plus du côté des dividendes et un petit peu moins du côté des travailleurs!

Le président: Monsieur Friart, vous avez la parole pour un dernier mot.

01.53 Benoît Friart (MR): Monsieur Hedebouw, si vous vous intéressiez un petit peu plus au monde la brasserie, vous verriez que les gens ne sont pas fatigués de travailler en brasserie. S’il y a bien un secteur où on est heureux de travailler, c’est dans ce secteur-là!

Et pendant ce temps là,

ET PENDANT CE TEMPS LA, NOTRE BOURGMESTRE  MR  FRIART  CONTINUERA A INDEXER SES LOYERS ………………..

Échauffement ce vendredi 27 février : 200 syndicalistes mobilisés en moins de 24h pour protester contre le projet du gouvernement de faire passer le saut d’index en force.

Saut d’index | Le gouvernement veut passer en force, rendez-vous le 11 mars

27 Février 2015

Le gouvernement a approuvé un projet de loi sur le saut d’index. Mais le combat continue. Cette loi n’a pas été adoptée par le Parlement. Voilà pourquoi se mobiliser le 11 mars au rassemblement du front commun syndical à Bruxelles de 11 à 13h.

Parce que rien n’est réglé par rapport au saut d’index, à l’allongement des carrières, à la défense des services publics et à la justice fiscale, le front commun syndical a décidé d’organiser une concentration le 11 mars à 11h, sur la place de la Monnaie à Bruxelles.

Le gouvernement reste sourd aux demandes des milliers de travailleurs qui se sont mobilisés fin 2014. Pire même : alors que les révélations s’accumulent à propos de l’argent qui s’enfuit via les Lux- ou Swissleaks, le ministre des Finances Van Overtveldt (N-VA) annonce que pour lui le tax-shift se fera en augmentant la TVA et les ecotaxes. Pas en taxant le capital.

Depuis le 1er janvier, les prépensionnés qui n’ont pas 60 ans doivent de nouveau être « activement » disponible sur le marché de l’emploi et se retrouvent en concurrence avec leurs enfants qui cherchent désespérément un boulot. La ministre De Block annonce qu’elle veut remettre au travail les malades de longue durée.

Toutes ces nouvelles mesures sont autant de raisons supplémentaires pour relancer un plan de mobilisation. Jusqu’au 11 mars, le front commun syndical organisera des séances d’information, des assemblées dans les entreprises, des actions de sensibilisation, des actions ciblées dans les régions. Et les organisations syndicales ont fait savoir aux fédérations patronales que « le 11 mars 2015 sera une journée d’action interprofessionnelle qui sera considérée comme jour de grève »…