Quelques réflexions sur l’affichage électoral par Bernard Ongemack Candidat n°5 sur la liste Alternative.

Quelques réflexions sur l’affichage électoral que je souhaite partager avec vous.

Désormais parties intégrantes du paysage des campagnes électorales, sur le modèle du matraquage publicitaire du monde marchand, le sur-affichage des candidat(e)s semble très peu remis en question dans nos communes.

Vous trouverez ci-dessous les raisons qui font que en tant que citoyen et candidat aux élections communales dans un mouvement progressiste de gauche, Alternative,je ne suis pas pour un affichage individuel que l’on retrouve à chaque coin de rue de notre entité du Roeulx.

-Je préfère donner la priorité à une vision collective de l’action communale plutôt qu’individuelle. Je privilégie donc une photo de groupe avec nos différents candidat(e)s.

-Je suis aussi pour un respect de l’aspect visuel de notre belle entité du Roeulx et ne souhaite pas que de très nombreux panneaux électoraux puissent gâcher nos campagnes.

-Je suis également pour une économie des moyens budgétaires alloués à la campagne électorale et préfère utiliser l’argent de façon plus intelligente qu’à travers une multiplication des affiches électorales.

-En ces temps où l’écologie doit être au centre de nos priorités, il me paraît important d’utiliser de façon rationnelle l’affichage et éviter également, comme cela commence déjà à se voir au bord de nos routes, des affiches décollées qui participent à la pollution de notre environnement.

-Et enfin, je pense que nos concitoyens ne choisissent pas une politique communale sur base d’une surabondance de photos (parfois une dizaine de photos pour une même personne au même endroit) mais plutôt sur un programme et des engagements clairs pour notre entité du Roeulx et ses différents villages.

 

Dans le cadre des élections communales, nous sommes avant tout des citoyen(ne)s pas des consommateurs.

Attentats de Bruxelles : non, monsieur le premier ministre !

Attentats de Bruxelles : non, monsieur le premier ministre !

23 mars 2016 – Michel Collon – Investig’Action

Hier, comme tant de Bruxellois, j’ai passé des heure…s à vérifier où se trouvaient mes proches. Qui, par malchance, aurait pu se trouver dans ce métro maudit, que j’emprunte moi aussi chaque fois que je me rends au bureau d’Investig’Action ? Qui, par malchance, aurait pu se trouver près du Starbucks de l’aéroport, où j’ai l’habitude de prendre un thé en attendant le vol ? Recherches d’autant plus angoissantes que le réseau était évidemment saturé.

Bref, comme tant de Bruxellois, j’ai vécu, un jour, ce que vivent depuis des années les Irakiens, les Libyens, les Syriens, et avant eux les Algériens. Pour être allé plusieurs fois sur des sites bombardés par les Occidentaux, je sais à quoi ressemblent ces morceaux de corps disloqués que plus jamais personne ne pourra embrasser. J’ai vu là-bas la douleur de ceux qu’on prive à tout jamais de leur mari, de leur femme, de leur enfant.

Comme tant de Bruxellois, j’ai pleuré et j’avais envie de frapper les criminels qui s’en sont ainsi pris à tant d’innocents. Mais on ne naît pas criminel, on le devient. Et la question la plus importante est : comment en sont-ils arrivés là ? Nier à ce point la valeur de la vie de tant d’innocents ! Les faire souffrir et terroriser au lieu de se battre – avec ces innocents – contre l’injustice qui nous frappe tous ? Qui a intoxiqués ces jeunes, qui leur a montré l’exemple de la violence, qui les a plongés dans le désespoir et surtout qui les a armés ? Criminels, oui, mais ne sont-ils pas aussi victimes quelque part, même si ce terme peut choquer.

Alors, quand j’ai entendu notre premier ministre Charles Michel déclarer en conférence de presse que les Belges avaient besoin de s’unir, et qu’il évitait soigneusement la question centrale « Comment en est-on arrivé là, qui sont les responsables ? », alors je me suis mis en colère contre cet homme hypocrite qui nous propose simplement de continuer comme avant. Alors que la question des gens, c’est justement : « Comment éviter que ça recommence bientôt ? Quelle politique appliquer pour mettre fin à cet engrenage infernal ? »

Vous croyez vraiment que la surveillance et la répression empêcheront de nouveaux attentats ? Certains, oui, mais pas tous, c’est impossible. Pour cela il faut changer de politique. Votre politique.

Einstein disait « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré ». En effet, on n’empêchera pas le terrorisme tant qu’on n’aura pas débattu sur ses causes profondes. Afin de mettre en place une vraie prévention.

Monsieur le premier ministre Charles Michel, je ne vous remercie pas. Car vous avez refusé de poser les questions importantes : Les Saoud et le Qatar ont-ils financé les terroristes ? Oui, les rapports des services US le disent. Les Etats-Unis ont-ils créé Al-Qaida ? Oui, Hillary Clinton l’a reconnu. La CIA a-t-elle organisé un camp d’entraînement en Jordanie ? Oui, le célèbre journaliste US Hersh l’a prouvé. Fabius a-t-il encouragé le terrorisme en déclarant « Al-Qaida fait du bon boulot » ? Oui, regardez sa vidéo de Marrakech, décembre 2012.

Et d’une façon générale, les Etats-Unis ont-ils utilisé le terrorisme dit islamiste depuis Ben Laden en Afghanistan en 79 jusqu’à la Syrie aujourd’hui, en passant par la Bosnie, le Kosovo, le Caucase, l’Algérie, l’Irak, la Libye et d’autres pays encore ? Ne faut-il pas créer d’urgence une commission d’enquête sur les liens USA – terrorisme et sur les dessous stratégiques de tous ces drames ? Vous et l’Europe, allez-vous continuer de suivre Washington comme un petit chien ? Vous vous félicitez comme un petit garçon quand Obama vous téléphone. Mais pourquoi ne dénoncez-vous pas son hypocrisie derrière ces guerres ? Monsieur Michel, quand je pense à toutes ces souffrances qui auraient pu être évitées, je ne vous remercie pas.

Il est vrai que vous n’êtes pas le seul à pratiquer la langue de bois.

Monsieur le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, je ne vous remercie pas non plus. Vous avez déclaré hier que les terroristes s’en prennent à « notre mode de vie ». Exactement les paroles de George W. Bush le 11 septembre avant d’attaquer l’Irak et l’Afghanistan sous des prétextes mensongers. Monsieur Reynders, pourquoi n’avez-vous pas rappelé votre déclaration d’avril 2013 vantant « ces jeunes (à qui) on construira peut-être un monument comme héros d’une révolution » .

Pourquoi quand je vous ai invité, en juin 2013, à participer à un débat « Jeunes en Syrie, comment les empêcher de partir ? », avez-vous refusé ? Cela ne vous préoccupait pas ? Vous trouviez que pour « changer le régime » comme vous dites, tous les moyens étaient bons, même le terrorisme ? Vous n’avez pas pensé qu’encouragés à commettre ces actes là-bas, certains reviendraient faire pareil ici ? Monsieur Reynders, je ne vous remercie pas.

Madame Milquet, je ne vous remercie pas non plus. Vous étiez ministre de l’Intérieur à cette époque. Vous avez aussi refusé de participer à ce débat, malgré notre insistance, et en changeant sans cesse de prétexte ! Depuis, vous vous taisez. Gênée d’avoir fait la sourde oreille face aux cris de détresse des mamans angoissées de voir que leurs gosses – c’étaient vraiment des gosses de 16, 17, 18 ans – partaient là-bas vers l’enfer sans que la Belgique fasse rien pour les retenir ? Vous n’avez pas de remords en voyant la suite ? Madame Milquet, je ne vous remercie pas.

N’est-il pas temps d’ouvrir un grand débat sur les conséquences de la politique internationale menée par la Belgique depuis des années ?

1. L’Europe doit-elle continuer à suivre les Etats-Unis et leur politique qui met le Moyen-Orient à feu et à sang ?

2. La Belgique doit-elle continuer à soutenir la violence d’Israël, en refusant de faire respecter le droit international et en traitant d’ « antisémites » les jeunes qui veulent soutenir les droits des Palestiniens ?

3. La Belgique doit-elle continuer à se prosterner devant les pétro-dollars des Saud (volés aux peuples arabes au lieu d’utiliser l’argent du pétrole et du gaz pour combattre la pauvreté comme en Amérique latine) alors que tout le monde sait que ces mêmes Saud financent l’intoxication des jeunes esprits par une version empoisonnée et falsifiée de l’islam ?

4. Comment justifier le refus du droit d’asile aux victimes de « nos » guerres en Irak, Syrie, Afghanistan ?

5. Quand ouvrira-t-on enfin le dossier de l’intervention « humanitaire » en Libye, où l’Otan s’est allié à Al-Qaida pour renverser Kadhafi, en violant la Charte de l’ONU qui interdit ce genre de pratiques ? Avec la conséquence qu’on voit aujourd’hui : la Libye transformée en foyer du terrorisme international.

N’est-il pas temps d’ouvrir en même temps un grand débat sur les conséquences de la politique sociale, ou plutôt antisociale, menée par les gouvernements belges depuis des années ?

1. Pouvez-vous rogner sans cesse les budgets scolaires ? Fabriquant des écoles-parkings où les profs manquent de formation adéquate et de moyens pour faire face à tant de questions complexes sur le monde d’aujourd’hui ?

2. Pouvez-vous rogner sans cesse les budgets des prisons et de la réinsertion ? Avec pour conséquence que de petits délinquants deviennent de grands délinquants irrécupérables ?

3. Pouvez-vous rogner sans cesse les budgets des médias audiovisuels de service public ? avec pour conséquence que les journalistes n’ont plus le temps d’approfondir les sujets (confidences reçues de l’intérieur de la RTBF) et sont condamnés au règne du copié-collé et du fast info ? Poussant ainsi les jeunes rendus méfiants vers les théories du complot, ou pire encore vers les prêcheurs fanatiques et les recruteurs sans scrupules ?

4. Pouvez-vous continuer à faire des cadeaux aux banques et aux multinationales qui ne paient quasi plus d’impôts et reporter votre déficit notamment vers les communes, dont les responsables sont privés des moyens nécessaires pour aider les jeunes ? N’est-ce pas ainsi que vous produisez des communes du désespoir comme Molenbeek ? (Mais pas seulement, il y a aussi Vilvorde, Verviers, Anvers et n’oublions quand même pas que les « eurojihadistes » proviennent de nombreux pays européens)

5. Faut-il alors être surpris que tant de jeunes soient tombés entre les griffes de recruteurs professionnels ? D’autant plus que lorsqu’on les signalait à la police, pas toujours, mais bien souvent parents et éducateurs s’entendaient répondre : « Mais qu’ils partent seulement en Syrie, ce qu’on ne veut pas, c’est qu’ils reviennent ici ! »

6. Avez-vous vraiment le droit de vous dire surpris par les attentats de Paris et de Bruxelles alors que la sonnette d’alarme est tirée depuis des années et que vous tous avez refusé d’écouter les donneurs d’alerte ?

Hier, chaque parent a tremblé pour ses enfants. Aujourd’hui, chacun s’interroge sur l’éducation qu’il faut leur donner face à ce monde de plus en plus violent. Allons-nous pouvoir leur offrir une vraie éducation et un avenir ? Demain, quelle ville sera frappée ? La montée de la haine et de la peur, ciblant les musulmans, fait le jeu de l’extrême droite. C’est ça que vous voulez ?

Concluons. Les attentats, ce n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique. Menée à Washington. Puis à Londres et Paris. Bruxelles suivant servilement. Messieurs les dirigeants, vous êtes donc co-responsables. Avons-nous le droit d’en débattre – en « démocratie » – ou bien allez-vous encore user de pressions pour que les médias se taisent ?

Bruxelles, 23 mars

Ce n’est plus un budget, c’est une devinette

 

Ce n’est plus un budget, c’est une devinette

Le trou budgétaire met en péril la crédibilité du gouvernement fédéral. Les ministres semblent miser sur les vieilles ficelles pour combler les trous budgétaires, en parant au plus pressé.

© Fournis par Le SoirAlors 2,2 milliards à trouver ? 3,2 milliards ? Plus que 3,2 milliards ? L’équilibre en 2018 ? En 2019 ? Peu importe ?

Ce n’est plus un budget, c’est une devinette. Ce n’est plus un exercice de précision, c’est du vogelpik. Ce n’est pas une unité de vues, c’est la farfouille : Peeters voit le trou plus grand qu’envisagé par ses camarades, les Flamands veulent l’équilibre en 2017 alors que le MR est prêt à reporter les efforts à 2017 et 2018.

Quel bazar ! À défaut d’avoir ce qu’on voudrait (un chiffre pour le déficit, un chiffre et une date pour l’objectif visé, les mesures pour boucher les trous), on sait ce qu’on n’a pas : la maîtrise budgétaire promise par la suédoise. Les partis qui la composent l’avaient claironné : on allait voir ce qu’on allait voir – comprenez : tout autre chose que les gouvernements précédents. Dégagez les amateurs, les professionnels entrent en piste.

Une vision stratégique, de la rigueur budgétaire… et l’équilibre, rappellent les observateurs flamands. Qui, ces derniers jours, sont sans pitié : si la suédoise n’a même plus l’ambition déclarée de régler le déficit, elle ferait mieux de fermer boutique. De Morgen avant-hier, Het Laatste Nieuws hier : « L’équilibre budgétaire en 2018 était l’unique selling proposition” de cette coalition. Si elle ne la réalise pas, elle brise la promesse faite à deux Flamands sur trois. Et perd sa raison d’être. » Oups !

Il y a le feu au lac. Et de quoi écourter les escapades chinoises du Premier ministre. On ne donne d’ailleurs même plus de date de fin pour ce qui tient de plus en plus du sauve-qui-peut budgétaire. Ceux qui aimeraient penser ou démontrer le contraire ont bien de la peine à trouver des arguments probants dans la manière dont se déroule le feuilleton depuis quelques jours.

C’est sans doute ce qui est le plus gênant, car c’est ce qui met en péril la crédibilité du gouvernement fédéral : le grand bazar budgétaire du moment, avec ses mauvaises surprises, sa dramatisation et ses empoignades intracoalition, est un flagrant déni de cette bonne gouvernance promise, qui devait « sauver » la gestion de la Belgique. Car on a surtout l’impression que ce qu’on essaye soudain de sauver, c’est la face. On faisait passer les « autres » pour des illusionnistes – « Show me the money », disait De Wever à Magnette –, on a soi-même aujourd’hui de la peine à comptabiliser de réelles économies…

Adieu bonne gouvernance, adieu gestion par anticipation, adieu remodelage – dites redesign – de l’Etat, avec en ligne de mire l’efficacité et le juste poids du secteur public dans la machine belge ? Revoilà en tout cas le traditionnel ballet de ministres courant en tous sens, grattant les fonds de tiroirs, misant sur les vieilles ficelles pour combler les trous budgétaires, en parant au plus pressé. On a beau chercher, cela n’a ni l’odeur ni la couleur d’une trajectoire politique préméditée.

Comment Benoit Friart  » défend l’imposition d’ELECTRABEL » !!

Voici un extrait du PV de la séance du 17/12/2015 avec la position du député-bourgmestre du Roeulx et ce que lui appelle la redevance électrabel……J’ai volontairement laissé tomber la traduction néerlandaise pour faciliter la lecture..

Au Parlement comme au Roeulx, e sont bien les nantis que Benoit Friart défend.

 

SÉANCE PLÉNIÈRE
van
DONDERDAG 17 DECEMBER 2015
Voormiddag
______
du
JEUDI 17 DÉCEMBRE 2015
Matin
______. La séance est ouverte à 10.21 heures et présidée par M. Siegfried Braecke
Discussion générale . La discussion générale est ouverte.

Je donne la parole à M. Friart.
01.04 Benoît Friart (MR)
: Monsieur le président, chers collègues, je souhaiterais intervenir sur l’amendement qui a été discuté et voté mardi en
commission de l’Économie. Cet amendement visait à modifier la loi du 11 avril 2003 sur les provisions constituées d’une part pour le démantèlement des centrales nucléaires et d’autre part pour la gestion des matières fissiles irradiées par ces centrales.
Rappelons que cet amendement a pour but de déterminer le montant de la contribution de répartition nucléaire pour l’année 2015. L’objectif de la contribution nucléaire est, rappelons-le, de permettre à l’État de bénéficier de moyens financiers lui permettant d’assurer le financement de sa politique socioéconomique et plus particulièrement sa politique énergétique, en ce compris la nécessaire transition énergétique.
Cette contribution se justifie au regard d’un constat: les exploitants nucléaires et les sociétés ayant une quote-part dans la production industrielle d’électricité à partir de la fission de combustible nucléaire bénéficient d’une situation avantageuse. Ce constat a été formellement confirmé par la Cour constitutionnelle dans plusieurs arrêts dans lesquels elle a mis en exergue trois éléments. Le premier est le fait que notre parc nucléaire est limité à sept centrales existantes. Le deuxième est le taux d’amortissement accéléré qui avait été appliqué aux investissements initiaux. Le troisième est la dégradation de la compétitivité des autres modes de production d’électricité.
Rappelons également que les exploitants nucléaires bénéficient de trois avantages. Le premier est que les coûts de production sont avantageux puisque, rappelons-le, les centrales sont amorties.
Le deuxième est qu’il existe des coûts bas et stables pour les combustibles nucléaires; le troisième est que la stabilité de leur production est grande puisque ces centrales sont baseload.
C’est ainsi que ces unités de production sont devenues des centrales à faible coût. C’est pourquoi en 2008, le législateur, dans un souci de répartition de la charge fiscale entre les différents agents économiques, fit le choix d’établir une contribution de répartition. Celle-ci fut prolongée d’année en année par les différents gouvernements en vertu du principe, consacré par la cour constitutionnelle et confirmée par celle-ci, de jurisprudence constante.
Quel est ce principe? Pour valider ce procédé, la Cour a toujours souligné l’importance de veiller à un subtil équilibre entre d’une part, l’intérêt général
justifiant pour l’État de réclamer une contribution spécifique au secteur nucléaire et d’autre part, le droit de propriété de l’exploitant, étant entendu que cette contribution nucléaire ne peut en aucun cas aboutir à une confiscation du bénéfice de l’exploitant.
La Cour a également mis en exergue l’importance de procéder à l’évaluation préalable de la capacité contributive des redevables. Celle-ci sera, bien entendu, variable d’une année à l’autre en fonction des profits générés par la production de l’électricité par fission de combustibles nucléaires.
L’amendement que nous avons voté en commission s’inscrit, comme ses prédécesseurs, dans le respect de cette jurisprudence de la Cour constitutionnelle, notre cour suprême. Il respecte le rapport de proportionnalité entre les montants de la contribution de répartition prévus pour 2015 et la capacité contributive des redevables.
L’objectif du gouvernement était encore une fois de capter la rente nucléaire, c’est-à-dire uniquement la rémunération supérieure à la rémunération nécessaire pour assurer la continuité des activités de l’opérateur.
La CREG, qui est le gendarme de l’énergie, avait elle-même procédé, en date du 12 mars 2015, à une étude qu’elle avait présentée lors d’une réunion de notre commission et qui incluait une mise à jour de l’évaluation des bénéfices issus de la filière de production nucléaire d’électricité par fission de combustible et avait conclu à une réduction importante de celle-ci. C’est ainsi qu’on arrivait à un montant compris entre 434,31 et 434,36 millions d’euros. Il s’agissait là d’une différence importante par rapport aux années précédentes.
Elle s’explique par les caractéristiques propres à l’année 2014, à savoir la diminution, pour ne pas dire l’effondrement, des prix de gros de l’électricité ainsi qu’à la diminution de la production d’électricité suite à l’interruption de certains sites pour des raisons de sécurité, comme Doel 3, Doel 4 et Tihange 2. Il convenait dès lors, pour respecter le prescrit de la Cour constitutionnelle, de revoir le montant de cette contribution globale à la baisse en comparaison avec les années précédentes puisque celle-ci avait été fixée dans un contexte totalement différent. Le montant de la contribution a donc été fixé à 200 millions d’euros pour 2015, ce qui correspond au montant brut de la contribution de répartition, soit 297 millions, duquel on a soustrait le temps d’indisponibilité des réacteurs visés en 2014, soit 32,74 %.
Il faut rappeler que ce montant résulte aussi des travaux réalisés par un expert désigné par un marché public et mandaté par la ministre afin de la conseiller sur la modalité de détermination de cette contribution pour l’année 2014. Lors de la réunion de commission de mardi, cet expert a rappelé que le rapport de la CREG avait constitué l’une des bases de l’ensemble de ses travaux. Il a ajouté que la recherche académique qu’il avait effectuée sur la question de la détermination du montant d’une rente de monopole laissait en général apparaître un chiffre entre 30 et 33 %.
C’est d’ailleurs ce chiffre qui, en 2009, avait été retenu par le ministre Magnette pour calculer la première rente et, sur un bénéfice estimé à 750 millions d’euros, la contribution avait à l’époque été fixée à 250 millions d’euros, soit à 30 %.
La réalité économique de l’opération devait également être prise en considération de sorte, sur les 434 millions, l’accord prévoit une contribution de 200 millions d’euros, ce qui équivaut à 46 % du montant brut, c’est-à-dire un pourcentage nettement supérieur à celui qui avait été obtenu par le gouvernement en 2009.
On rappellera que la jurisprudence de la Cour constitutionnelle interdit les mesures qui sont considérées comme confiscatoires. Il serait donc illusoire d’imaginer que l’on aurait pu aller beaucoup plus loin. C’eût été le risque de voir cette disposition annulée par la Cour, alors qu’elle constitue en fait une plus-value pour le financement des politiques publiques
.

01.05 Jean-Marc Nollet (Ecolo-Groen):

Monsieur Friart, je vous entends. Je ne cherche pas à dire que les montants ne devaient pas varier. Néanmoins, comme vous dites qu’il eût été illusoire d’aller beaucoup plus loin, je tiens à rappeler les propos tenus voici deux jours par M. Colmant en commission, qui parlait d’un « corridor » dans lequel nous étions tout à fait dans les marges possibles. Le fait que les 200 millions d’euros soient la partie médiane du corridor nous prouve bien qu’il y avait moyen d’aller au-delà, tout en restant dans l’intervalle de confiance nécessaire. Le choix qui a été fait par le gouvernement n’est donc pas d’aller capter ce qui est légitime dans le corridor et l’intervalle de confiance. C’est exactement ce qui est repris dans le rapport. Je préfère être précis par rapport puisqu’on se réfère aux rapports écrits. Les choses doivent pouvoir être dites telles quelles.

01.06 Benoît Friart (MR)
: M. Colmant a
effectivement parlé d’un intervalle de confiance entre les partenaires ou plutôt les interlocuteurs lors cette réunion. Il faut savoir que cet accord doit convenir à tous les interlocuteurs, à toutes les parties en présence. C’est pourquoi il a parlé d’un intervalle de confiance dans ce « corridor ». Il a dit qu’avec ces 200 millions, nous étions parfaitement dans cet intervalle de confiance. Par ailleurs, d’après le calcul qu’il a réalisé, on est à 46 %. C’est nettement plus haut que ce qui avait été fait en 2009 où on était à 30 % et cela correspond plus ou moins à ce qui avait été perçu la dernière fois quand le bénéfice était beaucoup plus important.
Le bénéfice estimé par la CREG était de 1,2 milliard et la contribution de base était estimée à 250 millions d’euros, avec une contribution complémentaire de 350 millions d’euros, ce qui représentait 50 %. Il s’agissait de chiffres beaucoup plus hauts.

01.07 Jean-Marc Nollet (Ecolo-Groen):
Je dois vous corriger sur un point: quand M. Colmant parle dans son rapport, à la page 18, d’intervalle de confiance, il ne s’agit pas d’intervalle de confiance entre les différents acteurs, mais au sens économétrique du terme.
Il précise bien que le montant de 200 millions d’euros tombe dans le corridor, mais qu’il tombe comme médiane du corridor. Or, si on veut aller au maximum de ce qui est possible, on doit être dans la partie haute du corridor et pas dans la partie médiane.
Le montant de 200 millions d’euros n’est pas le maximum de ce qui aurait pu être légitimement demandé, même en fonction des paramètres de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) et de M. Colmant. Mais c’est un choix que le gouvernement a fait à la baisse, par rapport à ce qu’il aurait pu demandé dans l’intervalle de confiance et dans le corridor.

01.08 Michel de Lamotte (cdH):

Merci, monsieur le président. Je suis un peu étonné par l’exposé de M. Friart à propos de l’intervalle de confiance. Nous avons effectivement entendu M. Colmant en commission ce mardi à ce sujet.
Nous sommes dans une fourchette et je pense que l’intervalle de confiance et ce montant doivent convenir à tous les interlocuteurs. Nous avons l’impression que cet intervalle de confiance et le montant ne satisfont pleinement qu’un seul interlocuteur. Si je regarde le montant que l’État ne va pas percevoir, je trouve que cet intervalle de
confiance est déséquilibré.
01.09 Benoît Friart (MR):

Absolument pas. Il équivaut à 46 % de la marge du bénéfice d’Electrabel qui avait été estimé par la CREG lors de son rapport du 12 mars. Il avait d’ailleurs été présenté juste après en commission. On peut rapporter ce montant de 46 % aux 50 % que l’on avait précédemment sur des montants qui étaient beaucoup plus hauts. On peut aussi le rapporter aux 30 % qui avaient été établis lorsque M. Magnette était ministre de l’Énergie.
Par ailleurs, je vous rappelle que ce montant ne doit pas être confiscatoire, sinon la Cour constitutionnelle pourrait l’annuler, ce qui n’est pas le but. Ce montant de 200 millions d’euros, tel qu’il a été exigé par le gouvernement, est tout à fait exact.

01.10 Michel de Lamotte (cdH):

Par vos propos, monsieur Friart, vous me confirmez que le montant d’un impôt a fait l’objet d’une négociation entre Electrabel et l’État. Je connais peu de personnes en Belgique qui négocient le montant de leurs impôts avec l’opérateur. Vous êtes hallucinant, monsieur Friart!

01.11 Benoît Friart (MR):

Monsieur de Lamotte, je n’ai jamais parlé d’impôt, puisqu’il ne s’agit pas d’un impôt mais d’une rente et il n’y a jamais eu de négociations. Il s’agit d’un montant qui a été fixé par le gouvernement, je l’ai dit tout à l’heure.

01.12 Michel de Lamotte (cdH):
Il n’y a jamais eu de négociations! Nous avons reçu un document avec une convention et des chiffres, signée par M. Mestrallet. Je serais étonné qu’il appose sa signature sur un document qui ne le satisfait pas
.
01.13 Benoît Friart (MR)
: Mais ce document que vous avez reçu inclut non seulement la redevance pour l’année 2015, mais également pour l’année 2016, également pour l’année suivante et également la redevance prévue pour Doel 1 et Doel 2.

01.14 Michel de Lamotte (cdH):
Je veux bien négocier mes impôts pour 2016, 2017, 2018, 2019 aussi! Donc, vous confirmez!

01.15 Benoît Friart (MR):
Nous ne parlons pas d’un impôt, nous parlons d’une redevance! Si vous aviez lu le texte correctement et à fond, vous auriez constaté qu’on ne parlait pas d’un impôt mais d’une redevance
.
01.16 Jean-Marc Nollet (Ecolo-Groen):
Monsieur Friart, je sais qu’il n’est que 10 h 40, mais vous faites déjà très, très fort pour entamer la journée!
Vous dites qu’il n’y a pas eu de négociations. Vous voulez rire? Depuis le mois de juillet jusqu’au mois de novembre, le texte a fait l’objet de discussions. Si nous sommes en retard au parlement, c’est en raison des négociations. Aussi, rassurez-nous, madame la ministre! Vous avez quand même bien négocié avec Electrabel! Vous n’avez pas fait que signer le document qu’il vous a présenté. Des négociations ont bien eu lieu.
Ensuite, vous dites que nous n’avons pas négocié l’impôt mais une redevance. C’est très gentil de négocier une redevance!

01.17 Benoît Friart (MR)
: Nous n’avons pas négocié! Ce texte est très complet. Il parle non seulement de la redevance pour 2015, 2016 et les années suivantes. Il parle de la contribution de Doel 1 et Doel 2. Je vous dis que, dans ce texte, la redevance pour 2015 n’a pas été négociée mais fixée par le gouvernement!
D’autres éléments du texte ont peut-être été négociés, mais la redevance a été fixée par le gouvernement.

01.18 Marco Van Hees (PTB-GO!)
: Monsieur le président, je propose d’entendre, d’abord, madame la ministre.

Le président:
Monsieur Van Hees, vous avez demandé la parole, je vous l’ai donnée. Je vous invite donc à vous exprimer.

01.19 Marco Van Hees (PTB-GO!):
Ma proposition s’inscrit dans la logique du débat puisque mon intervention dépasse le cadre de la discussion en cours. Mais, si vous le souhaitez, j’interviens immédiatement.

Le président
: Je vous invite à vous exprimer dès maintenant
.
01.20 Marco Van Hees (PTB-GO!)
: Monsieur Friart, je m’étonne quelque peu que vous vous fassiez l’avocat d’Electrabel ou du gouvernement qui est également l’avocat de cette société. En effet, il y a une perte pour l’État. De plus, en faisant tous les caprices de cette multinationale, vous pénalisez les consommateurs privés, les ménages – en Flandre, par exemple, la facture d’électricité des ménages a augmenté de 50 % –, mais aussi les petites entreprises – cela vous concerne d’autant plus que vous êtes vous
même chef d’entreprise – qui paient de plus en plus pour se fournir en électricité. Ce faisant, même dans la logique libérale qui est la vôtre, faire ces cadeaux à Electrabel est inconcevable, monsieur Friart. Votre propre entreprise en subit les conséquences. Essayez donc de changer de cap et ne privilégiez pas une grande multinationale au détriment de l’ensemble des autres acteurs économiques que ce soient les ménages ou les petites entreprises!

01.21 Benoît Friart (MR):
Monsieur Van Hees, vos propos n’ont rien à voir avec la convention.
Cela dit, la hausse du prix de l’électricité ne résulte certainement pas du prix de gros qui diminue. Elle s’explique par la marge qui doit être prévue pour financer le renouvelable, mais aussi par le transport de l’électricité. Un réseau était prévu pour transporter l’électricité d’une centrale vers des millions de consommateurs. Ce réseau doit maintenant être adapté pour amener l’électricité produite par un grand nombre de consommateurs vers une centrale. Ce sont ces deux composantes qui sont responsables de l’augmentation de la facture d’électricité.

01.22 Jean-Marc Nollet (Ecolo-Groen):
Monsieur Friart, il 10 h 45 et vous en rajoutez encore! Je m’explique. Vous dites: « Non, nous n’avons pas négocié 2015. Détrompez-vous, on a négocié 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, jusque 2026. La ministre a négocié avec Electrabel jusque 2026. » Ce n’est effectivement pas uniquement 2015. Là, je vous donne raison. C’est négocié jusque 2026.
Deuxième élément. Vous dites: « Nous n’avons pas négocié l’impôt, nous avons négocié la redevance. »

01.23 Benoît Friart (MR):
Nous ne l’avons pas négociée, nous l’avons fixée.

01.24 Jean-Marc Nollet (Ecolo-Groen):
Vous dites que vous avez fixé la redevance ensemble, comme des grands. Mais je suppose que vous avez lu la convention. Dans l’article 10-1 de la convention, il est dit que, puisque nous avons fixé ensemble la redevance, l’impôt, les autres charges ne peuvent pas être modifiées parce que la redevance couvre le tout. Je vous lis l’article 101: « Conformément aux dispositions de la loi sur la prolongation, la redevance » – que vous avez fixée avec Electrabel – « exclut toute autre charge en faveur de l’État fédéral. » Ce faisant, dans la convention, vous excluez toute possibilité de modification de la fiscalité. Pire, au point 10-2 il
est prévu que si jamais cela devait être modifié ultérieurement par un gouvernement, Electrabel aurait droit à des dédommagements.
Je vais reprendre le propos de mon collègue. Quel autre citoyen ou quelle autre entreprise peut se permettre de signer une convention avec l’État l’engageant jusque 2026 selon laquelle « je ne paie pas d’impôt, je fixe une redevance et par ailleurs, il vous est interdit de toucher à la fiscalité et de fixer d’autres charges »? C’est quand même fort, monsieur!

01.25 Benoît Friart (MR)
: Les dédommagements seraient pris en considération par exemple si, dans le cadre de la remise en route de Doel 1 et de Doel 2, le gouvernement devait décider en 2020 d’arrêter la production de Doel 1 et Doel 2. Des dédommagements devraient être versés à Electrabel. Cela fonctionne dans le sens inverse également. Si Electrabel, unilatéralement, décidait d’arrêter la production à Doel 1 et Doel 2, des dédommagements devraient être payés à l’État belge. Mais tout cela n’a rien à voir avec cette convention dont nous parlons pour 2015.

01.26 Michel de Lamotte (cdH)
: Monsieur Friart, que les choses soient claires: nous parlons en ce moment de la rente, c’est-à-dire de la taxation, et non de la redevance. Cette année, il n’y en a pas pour ce qui concerne Doel 1 et Doel 2. Elle est établie pour l’avenir. Restons donc dans le cadre de 2015. La redevance est, quant à elle, liée à la prolongation. Ne confondons pas les questions!
Je le dis et le répète, vous avez négocié avec Electrabel un impôt, et même une absence d’augmentation pour l’avenir, quelles que soient les circonstances. Avouez que cela revient pour l’État à s’appauvrir volontairement
.

QUI PAYE LES POTS CASSES ?? par Marcel Couteau

L’Union européenne, sous la coupe des Etats-Unis a décidé le blocus de la Russie, pays où nos agriculteurs et cultivateurs exportaient leurs productions ( pommes, poires vaches, cochons, lait, etc…)

Aujourd’hui, ils subissent de plein fouet le contre-coup de ces décisions politiques et économiques. Avec raison ils manifestent pour défendre leur travail, leur avenir.

Avenir de plus en plus incertain

En effet, la Russie, et on ne peut le lui reprocher, adopte des mesures économiques pour faire face à cet embargo. Comment ?

La firme française Auchan, qui a ce jour possède 88 magasins sur le territoire de la Russie, avec un chiffre d’affaires d’environ 4 milliards d’€, en date de ce 2 septembre 2015, construit en Russie centrale une usine de transformation de viande pour un investissement de 33 millions d’€ et qui sera achevée en novembre 2016.

Auchan a déjà conclu des contrats de 3 à 5 ans avec les producteurs régionaux, pour la fourniture de porcs, bœufs et moutons. Elle contrôlera la production de A à Z, en somme de l’alimentation du bétail jusqu’aux produits finis.

La production estimée sera de 40.000 tonnes pour arriver à 70.000 tonnes. Elle occupera un personnel de 400 personnes.

Un abattoir d’un coût estimé de 4 millions d’€ est également projeté, ainsi que la construction pour Auchan d’un vaste entrepôt dans la région de Moscou ( Source : Le Courrier de Russie)

Résultats

Nos agriculteurs et nos éleveurs trinquent et disparaissent de plus en plus.

Il faut savoir également que la Russie subventionne actuellement son secteur agricole en investissant et avec le but de diminuer sa dépendance vis-à-vis de l’U.E.

La politique actuelle de cette UE tue le monde agricole, pour faire place aux multinationales de l’agro-alimentaire, aux exportations des USA.

Nos gouvernements sont bienveillants à cette politique. On est en droit de leur reprocher.

Ceci est une démonstration supplémentaire que le Capital n’a pas de Patrie

Au delà de l’embargo, Auchan fait des affaires……

Ca y est !!!!!!

Ca y est, citoyens travailleurs, cette nuit à 23h 12, votre député-bourgmestre a voté votre droit de travailler jusque l’âge de 67 ans.

Justifiera-t-il son vote par le fait que l’on est heureux de travailler dans sa brasserie familiale ??????

 

JP Duval

Merci Monsieur le député-bourgmestre

Le gouvernement a bouclé son budget 2015, l’ébauche du budget 2016 mais surtout son tax shift ce jeudi matin.Comme il l’avait fait pour la Grèce, le Premier ministre Charles Michel a twitté tôt ce matin « Agreement ».

Le but était de réduire les charges sur le travail, et de compenser la baisse par des économies en dépenses publiques et des relèvements de fiscalité. C’est chose faite. Le montant est élevé : au total, le glissement fiscal atteint 7,2 milliards d’euros, si l’on compte les mesures de baisses de charges déjà contenues dans le budget 2015.

Voici le contenu de l’accord 

1.TVA sur l’électricité relevée

L’une des mesures les plus spectaculaires sera le relèvement de la TVA sur l’électricité. Elle passera, encore cette année, de 6 à 21 %. « Cette mesure a été prise sous le gouvernement Di Rupo. Une évaluation était prévue après deux ans. Nous y avons procédé, et cette mesure s’est avérée contre-productive. Nous l’avons donc abandonnée », dit un négociateur. La TVA repasse donc à 21 %, et la mesure commencera à s’appliquer encore cette année, selon le vœu du fédéral. En 2016, cela représente une économie de 450 millions. Pour un ménage belge consommant 3.500 kWh par an, cela représenterait une hausse de près de 100 euros, selon les chiffres du régulateur énergétique belge.

2.Taxes sur l’alcool, le tabac, le diesel et les sodas

La hausse la plus spectaculaire concerne la bouteille d’alcool fort, dont le prix va augmenter de 2,5 euros dès 2016. La bouteille de vin sera moins touchée : plus 10 centimes. Et la bière sera presque épargnée : 1 centime de plus.

Le gouvernement va aussi introduire une taxe sur les boissons sucrées, comme le Coca-Cola ou les alcopops. Son montant doit être négocié avec les secteurs concernés, en fonction de la nocivité. Un montant global de 150 millions d’euros sur trois ans a été budgété.

Le tabac va aussi être affecté : le paquet de cigarette va subir une hausse de 70 centimes. Le paquet de tabac à rouler va, lui, augmenter de 1,85 euro.

Reste le diesel. A prix du pétrole constant, la hausse au litre sera de 3,5 centimes en 2016. En 2018, la hausse aura atteint au total 10,6 centimes/litre.

3.Taxation du capital

Le précompte mobilier passera à 27% (au lieu de 25 %), tout en exemptant les livrets d’épargne et en préservant les investissements dans les PME. Le rendement de la taxe Caïman sur les constructions juridiques à l’étranger a été revu à la hausse.

La spéculation sera taxée en touchant la détention d’actions pendant moins de 6 mois, tout en intégrant les moins-values. Un nouveau régime sera également prévu pour les sociétés immobilières. Une harmonisation du précompte sur les droits d’auteurs sera mise en oeuvre. Des dividendes sont attendus par ailleurs de Belfius et de la Loterie nationale.

4.Les baisses de charges

La mesure la plus importante sera la réalisation d’un élément important de l’accord de gouvernement : la réduction des cotisations sociales de 33 à 25 %.

L’entrée en vigueur sera immédiate. Une somme de 430 millions d’euros sera en outre affectée au développement des petites et moyennes entreprises (PME). Les diminutions de charges sur les entreprises devraient représenter 900 millions d’euros. Des mesures spécifiques seront prises pour les entreprises de haute technologie.

5. Un coup de pouce au pouvoir d’achat : 100 euros pour les bas et moyens revenus

Le gouvernement se donne pour objectif d’augmenter le salaire poche des travailleurs aux bas et moyens revenus de 100 euros par mois dès l’an prochain, a insisté le premier ministre Charles Michel.

Plusieurs moyens seront utilisés pour y parvenir: une réforme des barèmes utilisés dans le calcul de l’impôt (il est question de supprimer la tranche de 30%), le bonus à l’emploi et l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts. Puisque ces mesures peuvent avoir un impact sur le financement des entités fédérées, le gouvernement fédéral entamera un «dialogue» avec elles, tout en soulignant que les mesures seront d’application dès l’an prochain.

6. Un durcissement des conditions de prépensions

Le gouvernement devrait durcir encore les conditions de la prépension, en vue d’un démantèlement progressif. L’Etat économiserait en versant moins d’allocations de prépension.

7.Un meilleur fonctionnement de l’Etat fédéral

Des efforts importants seront fournis pour optimaliser le fonctionnement de l’appareil public dans le cadre de l’accord de gouvernement: achats groupés, meilleure perception de l’impôt ou gestion de l’immobilier. Quelque 700 millions d’euros sont attendus.

 

NDLR   Je me permets par la même occasion de vous présenter un petit échange de point de vue entre notre député-bourgmestre et une de ses lectrices sur sa page facebook.  A vous de juger !!!

JP Duval

  • Marie-claude Feuillen Monsieur Friart pouvons nous encore parler de liens quand on sait comment votre parti étrangle les petits pensionnés et les petits ouvriers ? Savez-vous qu’il existe un monde en dehors du vôtre ? Un monde qui trime tous les jours et qui n’a plus les moyens d aller boire une saint feuillien dans un bistrot ?
  • Benoît Friart Chère Madame Feuillen, Je vous remercie pour votre message. Mon but n’est pas d’entamer une polémique avec vous mais simplement de vous assurer que les mesures que le gouvernement actuel prend ont pour but de restaurer la compétitivité des industries de notre pays. Il s’en suivra un meilleur positionnement de nos entreprises au niveau européen et mondial. Cela devrait leur permettre à terme d’engager à nouveau et ainsi de faire reculer le chômage et surtout le chômage des jeunes qui est un fléau et en particulier dans notre région du Centre. Il n’y a pas d’autres moyens ni d’autres recettes pour relancer l’emploi. Le gouvernement mettra aussi en place prochainement (en septembre, à la rentrée?) le fameux tax-shift qui fait aussi partie de la déclaration gouvernementale. Il devrait permettre d’un part de diminuer encore un peu plus les charges salariales mais aussi, et c’est très important, d’augmenter le salaire net des travailleurs. Il faut en effet savoir que la Belgique est le pays où la différence entre le salaire net que le travailleur perçoit et le salaire brut qu’il coûte à l’entreprise est la plus élevée au monde. A terme, cela n’est tenable pour personne d’où cette volonté du gouvernement de mettre en place le glissement fiscal et d’améliorer ainsi le salaire poche du travailleur.

 

Ce que vous n’entendrez pas sur vos Téléviseurs………..

L’intégralité de l’intervention d’Alexis Tsipras, ce mercredi  matin au Parlement Européen. A diffuser massivement ! Nous devons être notre propre média.

 
 » Mesdames et messieurs les députés, je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des pays étrangers ; Si la Grèce est dans cette situation, c’est parce que pendant des décennies, les divers gouvernements successifs ont gouverné de façon clientéliste en soutenant la corruption, en jouant le jeu d’une collusion avec le pouvoir économique, en ne contrôlant pas la fraude fiscale des plus riches. D’après le crédit suisse, 56% des richesses nationales seraient entre les mains des 10% de la population grecque, et au plus fort de l’austérité, ces 10% de la population grecque ont été épargné et n’ont pas contribué à supporter le fardeau comme c’est le cas des 90% de la population restante.
Ces mémorandums n’ont pas remédié à cette situation. Au contraire. Le mémorandum n’a pas amélioré le dispositif de perception des impôts qui s’est effondré malgré les efforts de certains fonctionnaires zélés mais intimidés par ailleurs.
La collusion entre l’establishment politique, les oligarques, et les banques a continué. Aucune réforme n’a amélioré le fonctionnement de l’appareil de l’Etat, qui a pris l’habitude de fonctionner pour servir les intérêts particuliers plutôt que le bien commun. Malheureusement, nous en sommes arrivés là par le biais des ces prétendues « réformes. »
Nos réformes à nous ont des objectifs différents. Nous voulons lutter contre le règne des oligarchies et des cartels, contre la fraude et l’évasion fiscale, nous voulons moderniser l’Etat, ce sont pour nous des priorités. Et nous attendons l’accord de nos partenaires…
Nous sommes porteurs d’un mandat fort du peuple grec, nous sommes déterminés ! Non pas à chercher l’affrontement avec l’Europe, mais de nous en prendre aux intérêts établis dans notre pays et aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et qui sont entrain d’enfoncer l’Eurozone avec elle.
Mesdames et messieurs les députés, la Grèce est à la croisée des chemins. Ce qu’on a coutume d’appeler la  » crise grecque  » n’est que l’impuissance de la zone euro à trouver une solution définitive à une crise de l’endettement qui s’auto-alimente. En réalité, il s’agit d’une question qui est bel et bien européenne, et non pas exclusivement grecque. Il faut donc une solution européenne. L’Histoire de l’Europe est une Histoire de conflits, mais qui finissent au bout du compte par des compromis.
C’est aussi une Histoire de convergences et d’élargissements. C’est une Histoire d’unité et pas de division. C’est la raison pour laquelle nous parlons d’union européenne. Ne la laissons pas se transformer en division de l’Europe !
Aujourd’hui, nous voulons trouver un compromis honorable, pour éviter une rupture qui serait une rupture avec la tradition européenne. Nous sommes tous conscients des enjeux. Et nous sommes prêts, de notre côté, à prendre nos responsabilités vis-à-vis de l’Histoire.  »

Dette grecque : Tsipras réclame « un compromis honorable pour éviter une rupture »

A L’AGENDA DE BENOIT FRIART

 

Les députés entament aujourd’hui la discussion en séance pleinière du recul de l’âge de votre retraite à 67 ans.  Benoit Friart, député-bougmestre du Roeulx sera-t-il sensible à ces arguments contre ????? Autant il etait partisan du OUI quand il s’agit d’étrangler la Grèce ou ses concitoyens du Roeulx, autant il restera insensible au NON au diktat de l’Europe des riches

JP Duval

Reporter l’âge légal de la pension est une mauvaise réponse au défi qui se pose, estime Pascale Vielle, professeur de droit social à l’UCL. Injuste, qui plus est.

Demander aux gens de travailler davantage: en quoi est-ce une mauvaise réponse au problème de financement des pensions?
Déjà, il s’agit d’une mesure imposée par les « institutions » dans le cadre des programmes d’austérité. De nombreux pays européens ont suivi cette voie. Cela ne relève donc pas d’une réponse élaborée par le gouvernement belge afin de résoudre un problème belge, dont on aurait analysé les causes et pour lequel on aurait identifié des solutions. Il s’agit d’une mesure idéologique, que la Commission européenne demande à tous les états membres d’appliquer de manière uniforme.

Et en Belgique, cela pose quels problèmes?
C’est un souci en termes d’efficacité. Augmenter l’âge où les gens ont le droit de toucher une pension et la durée des carrières ne résout en rien le principal défi, qui est le financement des pensions et repose sur le rapport entre le nombre d’actifs et d’inactifs. Cela ne fait guère grimper le nombre de personnes actives sur le marché du travail. Pour cela, il faudrait s’attaquer à l’offre et à la demande. L’offre: il n’y a tout simplement pas assez d’emplois. On peut reculer l’âge de la pension à 100 ans si l’on veut, cela ne changera rien à ce constat. La demande: pour toutes sortes de raisons, les seniors quittent plus tôt le marché. Cela tient notamment aux conditions de travail: à un moment donné, une personne âgée fatigue, perd en productivité, coûte trop cher et finit donc par rester sur le carreau. Or le gouvernement ne travaille ni sur l’un ni sur l’autre.

« C’est un souci en termes d’efficacité et de justice sociale. »

PASCALE VIELLEPROFESSEUR DE DROIT SOCIAL (UCL)

C’est aussi une réforme injuste, dites-vous.
Oui, il y a un souci de justice sociale. Chaque fois que l’on hausse la durée de la carrière, on exclut un nombre de plus en plus important de travailleurs qui n’ont pas réuni les conditions pour afficher une carrière complète. Très peu de gens, au final, vont travailler durant 42 ans; il y a de plus en plus de carrières fragmentées. Cela pose une question de genre qui est choquante. Les personnes qui mènent le plus une carrière fragmentée, ce sont évidemment les femmes. Leur traitement était déjà problématique auparavant; à présent cela devient catastrophique. Car à cela s’ajoute le durcissement lié aux périodes assimilées. Quelque part, cela revient à remettre en cause la finalité même de la sécurité sociale. À savoir constituer un soutien adéquat au moment où vous vous retirez du marché du travail. Cela implique la garantie de bénéficier d’un niveau de vie acceptable. Or le « taux de remplacement » des pensions belges, à savoir le pourcentage de son ancien revenu que l’on perçoit une fois arrivé à la retraite, est très bas. Les pensions belges sont déjà parmi les moins élevées en Europe. Puisque de plus en plus de gens n’auront pas mené une carrière complète, cela va encore rabaisser les montants. Ce qui fait que l’on s’éloigne de plus en plus de la finalité d’une sécurité sociale.

S’agit-il d’un mal belge?
Il y a plusieurs types « d’État-providence ». Dans un modèle conservateur, comme en Belgique, il est très difficile de réformer la Sécu. Peut-être parce que les parties prenantes, comme les partenaires sociaux, ne sont pas d’accord pour travailler à un changement radical.

[Suivez Benoît Mathieu sur Twitter en cliquant ici]

Source: L’Echo

Lu pour Vous……

Et il n’y a pas qu’à l’échelon national que la Démocratie est bannie………A tous les échelons de notre pouvoir politique, le citoyen n’est plus qu’un  » point » sur un bulletin de vote.  La suite, ………..cela ne doit surtout plus nous regarder !!!!!…  Mais aujourd’hui, soutenons le peuple grec et son gouvernement Syriza qui  » ose demander l’avis de son peuple pour rejeter les propositions des financiers »  Et contrairement à ce que nos médias insinuent, ce référendum ne pose    sûrement pas la question de sortir oui ou non de la zone euro

JP Duval

 

« Jean-Claude Juncker avait été celui qui, dès l’arrivée au pouvoir de Syriza en Grèce, avait affirmé: «Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités (…) Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens …»
Pour lui comme pour beaucoup d’autres, une alternance politique n’a pas vocation a entraîner des changements. Les élections nationales servent surtout à occuper les citoyens, à les distraire, elles sont pure comédie. Et d’une certaine façon, Juncker a raison. L’Union européenne a été bâtie de telle sorte que la démocratie en soit bannie. Il suffit de se plonger un peu dans la mécanique, dans le droit de l’Union, dans le fonctionnement de l’euro, pour s’en apercevoir. »
Coralie Delaume